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<title>Soufisme Vivant : Coeur de l&amp;#039;islam</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com</link>
<description>Fil d'actualit&eacute;s Saveurs Soufies</description>
<language>fr</language>

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<title>L'excellence du comportement, ou comment y parvenir (1/3)</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=169</link>
<description>L'exellence du comportement est le but que chaque cheminant sur la voie spirituelle se fixe, de mani&egrave;re &agrave; parvenir &agrave; cette adoration qui consiste, comme l'indique le c&eacute;l&egrave;bre hadith, &agrave; &quot;adorer Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, Lui te voit&quot;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sidi Hamza indique que &lt;i&gt; &laquo; Le dhikr doit rejaillir sur le comportement &raquo;, &lt;/i&gt;autrement dit nous devons sentir les effets de l’invocation sur notre comportement. Tout cheminant qui invoque de mani&egrave;re r&eacute;guli&egrave;re et convenable voit forc&eacute;ment survenir un changement dans son comportement, aussi minime soit il.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Un hadith rapporte que le proph&egrave;te saws a dit : &lt;b&gt;&laquo; Parmi les meilleurs d’entre vous, il y a celui qui l’emporte par l’excellence de son caract&egrave;re &raquo;.&lt;/b&gt; Quant &agrave; l’imam Al Junaid, il a dit :&lt;i&gt; &laquo;  Le soufisme est enti&egrave;rement caract&egrave;res nobles (divins). Celui  qui te d&eacute;passe en bons caract&egrave;res te d&eacute;passe en soufisme &raquo;. &lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Autrement dit, le tasawuf, et plus encore l’islam dans son ensemble, est enti&egrave;rement caract&egrave;res nobles, bon comportement, politesse, adab. Mais comment parvenir &agrave; ces qualit&eacute;s ? Quel travail dois-je accomplir sur mon &acirc;me pour qu’elle se plie, d&eacute;laissant toute forme d’orgueil, de passions, de col&egrave;re, et adopte l’excellence du comportement ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sidi Hamza nous dit: &lt;i&gt;&laquo; la voie de l’&eacute;ducation spirituelle est bas&eacute;e sur le compagnonnage et l’abondance de l’invocation, cl&eacute; de toute r&eacute;ussite sans laquelle le croyant n’obtient rien &raquo;.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il dit &eacute;galement :&lt;br&gt;&lt;br&gt;Deux choses sont n&eacute;cessaires et compl&eacute;mentaires dans la pratique : l'invocation et l'orientation. Lorsqu'on poss&egrave;de un miroir sale et rouill&eacute; et qu'on d&eacute;sire qu'il refl&egrave;te parfaitement le soleil, il faudra effectuer deux sortes d'op&eacute;rations :&lt;br&gt;&lt;br&gt;             -	polir le miroir et ce polissage s'effectue au moyen du Dhikr (l’invocation abondante de Dieu)&lt;br&gt;             -	l'orienter vers le soleil pour qu’il puisse s'y refl&eacute;ter parfaitement....&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ainsi les deux moyens principaux de cette &eacute;ducation qui vise &agrave; acqu&eacute;rir les qualit&eacute;s nobles et ainsi &agrave; am&eacute;liorer son comportement sont-ils le dhikr, et le compagnonnage. En effet, il n’y a rien qui purifie plus le cœur de ses passions, de ses vices et de ses d&eacute;fauts, que l’abondance du dhikr. Sidi Hamza d&eacute;clare &agrave; ce sujet :&lt;i&gt; &quot;Le dhikr pratiqu&eacute; r&eacute;guli&egrave;rement fait dispara&icirc;tre progressivement les d&eacute;sirs et les pens&eacute;es impures. De la m&ecirc;me mani&egrave;re, si des chasseurs se rendent chaque matin dans la for&ecirc;t et tirent des coups de fusil, alors tous les animaux apeur&eacute;s s’enfuient en entendant les coups de feu, puis reviennent un peu plus tard dans la journ&eacute;e. Mais comme les chasseurs reviennent tous les jours, les animaux finissent par changer d’endroit. &quot;&lt;/i&gt; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Le proph&egrave;te saws dit : &lt;b&gt;&laquo; les cœurs se rouillent, et l’invocation de Dieu est le moyen de les polir &raquo;.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il y a cependant un autre facteur d&eacute;terminant dans l’&eacute;ducation du cœur, c’est celui du compagnonnage. Le  proph&egrave;te ne cessa de conseiller la bonne compagnie, Abou Moussa al Ash’ari ra rapporte que le proph&egrave;te saws a dit : &lt;b&gt;&laquo; Le compagnon pieux est tel le d&eacute;tenteur de musc, si tu n’en re&ccedil;ois rien, tu profiteras au moins de son parfum. Et le compagnon pervers est tel le forgeron actionnant son soufflet, si sa suie ne t’atteint pas, tu souffriras de sa fum&eacute;e. &raquo;. &lt;/b&gt;Fr&eacute;quenter les nobles de caract&egrave;re, c’est acqu&eacute;rir un caract&egrave;re noble &eacute;galement, mais se m&ecirc;ler aux cercles dans lesquels la m&eacute;disance, la calomnie, les p&eacute;ch&eacute;s, sont banalis&eacute;s, c’est forc&eacute;ment d’une mani&egrave;re ou d’une autre se laisser influencer par ces vices et risquer d’en voir son comportement affect&eacute;. En effet, il est dit dans les &laquo; sagesses c&eacute;lestes &raquo; du cheikh al 'alawi &lt;i&gt;&laquo; Ta nature int&eacute;rieure devient la m&ecirc;me que celle de ton compagnon. Fr&eacute;quenter quelqu'un, c'est devenir comme lui &raquo;. &lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Abou Madyan al ghawth nous indique quant &agrave; lui &lt;i&gt;&laquo; Les gens ne se sentent bien qu'en compagnie de ceux qui leur ressemblent, et on prend ses amis pour mod&egrave;les &raquo;.&lt;/i&gt;Il en r&eacute;sulte qu'il existe n&eacute;cessairement une affinit&eacute; entre les gens qui se c&ocirc;toient. L'un d'eux raconte : &lt;i&gt;&laquo; Au cours d'une p&eacute;r&eacute;grination, je tombai en chemin sur un corbeau et une colombe qui s'en allaient ensemble; je m'en &eacute;tonnai beaucoup, s'agissant de deux esp&egrave;ces distinctes. Qui se ressemble s'assemble, et en quoi se ressemblent ils ces deux l&agrave; ? Je m'approchai donc pour tirer cela au clair, et je vis que tous les deux avaient une aile bris&eacute;e; je compris alors que ce handicap qui leur &eacute;tait bien commun, expliquait la raison de leur affinit&eacute; et de leur association &raquo;.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ainsi convient il, pour celui qui aspire &agrave; am&eacute;liorer son comportement, de se noyer dans le dhikr abondant et de se m&ecirc;ler aux aim&eacute;s d’Allah, ceux l&agrave; m&ecirc;mes qui l’invoquent constamment et qui lui sont d&eacute;vou&eacute;s, et atteignent ainsi la noblesse de caract&egrave;re.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le Djihad (ou le grand Djihad) qui est le moyen d’atteindre Son amour, se d&eacute;finit comme &eacute;tant l'effort spirituel continu pour acqu&eacute;rir les caract&egrave;res nobles et se purifier. Ce combat contre l'&acirc;me charnelle doit &ecirc;tre men&eacute; avec l'aide d'un ma&icirc;tre spirituel vivant, qui conna&icirc;t les vicissitudes de l'&acirc;me et les rem&egrave;des des cœurs. Le but est de parvenir &agrave; Sa connaissance:&lt;b&gt; &laquo; Je n'ai cr&eacute;e les Djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent &raquo;&lt;/b&gt; , l'adoration selon Ibn ‘Abbass (l'interpr&egrave;te du coran) est synonyme de la connaissance.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le soufisme est de ce fait une m&eacute;thode par laquelle le comportement du disciple se transforme et s'adoucit pour avoir une &acirc;me apais&eacute;e et des caract&egrave;res nobles (divins) gr&acirc;ce &agrave; l'invocation et &agrave; l'accompagnement du ma&icirc;tre accompli.&lt;br&gt;</description>
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<title>Le signe que l'on compte sur l'action...</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=168</link>
<description>&lt;i&gt;Le signe que l’on compte sur l’action,&lt;br&gt;c’est la diminution de l’esp&eacute;rance quand il y a chute .&lt;br&gt;&lt;br&gt;Voici le commentaire d'Ibn 'Ajiba de cette parole de Ibn Atta Allah al Iskandari :&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Compter sur une chose, c’est s’appuyer sur elle et y accorder sa confiance. L’acte (‘amal), c’est l’accomplissement d’une chose par le cœur ou par le corps. Si une action est en accord avec la Loi r&eacute;v&eacute;l&eacute;e (Shari’a), elle est ob&eacute;issance. Si elle est contraire &agrave; la Loi, elle est d&eacute;sob&eacute;issance. &lt;br&gt;&lt;br&gt;	Les gens de cette science distinguent trois cat&eacute;gories d’œuvres : les œuvres de la Loi, les œuvres de la Voie (tariqa) et les œuvres de la R&eacute;alit&eacute; divine (Haqiqa). On peut aussi concevoir ces œuvres comme actes d’Islam, actes de -iman (foi)  et actes d’ihsan (excellence) , ou encore d’actes de pi&eacute;t&eacute; (‘ibada), actes de servitude (‘ubudiyya) et actes de servitude absolue (‘ubuda). Sinon, on pourra dire qu’il s’agit d’actions de ceux qui sont au commencement, d’actions de ceux qui sont sur le chemin et d’actions de ceux qui sont parvenus &agrave; la fin. La Shari’a, c’est que tu Le serves, la tariqa, c’est que tu aspires &agrave; Lui, et la Haqiqa est que tu t&eacute;moignes de Lui. On pourra aussi dire que la Shari’a est la justesse dans les formes, la tar&icirc;qa est la justesse dans les consciences et la Haqiqa est la justesse dans les secrets intimes (sara-ir).&lt;br&gt;&lt;br&gt;	La justesse des corps se r&eacute;alise par trois principes : le repentir, la pi&eacute;t&eacute; et la droiture.  La justesse des cœurs se r&eacute;alise par trois principes : la sinc&eacute;rit&eacute; (ikhlas), la v&eacute;racit&eacute; et l’apaisement. La justesse des secrets se r&eacute;alise par trois principes : la vigilance, la contemplation et la connaissance.  Ou encore : la justesse ext&eacute;rieure est celle d’&eacute;viter l’illicite et d’ob&eacute;ir au prescriptions de la Loi ; la justesse des cœurs se produit alors qu’on s’est lib&eacute;r&eacute; des vices et qu’on s’est enjoint &agrave; la vertu ; et la justesse des secrets intimes, qui sont les &acirc;mes des hommes (arwah), s’accomplit d&egrave;s lors qu’on les a bris&eacute;s afin qu’elles se disciplinent et qu’on les ait &eacute;duqu&eacute;s au comportement juste, &agrave; l’humilit&eacute; et &agrave; la noblesse de caract&egrave;re. &lt;br&gt;&lt;br&gt;	Sache que nous venons d’&eacute;voquer les actions n&eacute;cessaires &agrave; la purification des corps, des cœurs et des &acirc;mes. Nous les avons sp&eacute;cifi&eacute;es selon chaque cat&eacute;gorie. Pour ce qui concerne la science et la connaissance de Dieu, ce sont les fruits provenant de la purification et du perfectionnement. D&egrave;s lors que les secrets intimes sont purifi&eacute;s, ils s’emplissent de science, de connaissance et de lumi&egrave;res.&lt;br&gt;&lt;br&gt;	On ne peut pas parvenir &agrave; une station avant d’avoir r&eacute;alis&eacute; celle qui la pr&eacute;c&egrave;de. Celui dont le d&eacute;but est lumineux, le sera aussi sa fin. Ainsi, on ne peut pas œuvrer dans la Voie avant d’accomplir les œuvres de la Loi, sans avoir entra&icirc;n&eacute; ses membres &agrave; les accomplir afin de remplir les conditions permettant le repentir, de d&eacute;tenir les fondements de la pi&eacute;t&eacute; et d’agir en visant la droiture du comportement. Cette attitude est conforme &agrave; celle de l’Envoy&eacute; de Dieu –sur lui la paix et le salut –dans ses paroles, ses actions et ses &eacute;tats int&eacute;rieurs (-ahwal).&lt;br&gt;&lt;br&gt;	Une fois que l’ext&eacute;rieur (zahir) est pur et illumin&eacute; par l’accomplissement de la Loi, on peut avancer vers les œuvres int&eacute;rieures de la Voie, qui sont celles de la purification des attributs “humains” : d&egrave;s lors que l’on est lib&eacute;r&eacute; des attributs proprement humains, on est rev&ecirc;tu des attributs spirituels qui sont l’attitude juste (adab) envers Dieu dans Ses &eacute;piphanies, les lieux de Sa manifestation. Les membres du corps se reposent alors de leur labeur et le seul &eacute;l&eacute;ment qui subsiste est cette justesse dans le comportement. &lt;br&gt;&lt;br&gt;	Un homme r&eacute;alis&eacute; a dit : “Celui qui parvient &agrave; la r&eacute;alit&eacute; de l’Islam ne fl&eacute;chit pas sous le poids des actions. Celui qui parvient &agrave; la r&eacute;alit&eacute; de la Foi ne peut agir que par Dieu. Celui qui parvient &agrave; la r&eacute;alit&eacute; de l’Excellence du comportement ne fait face &agrave; personne si ce n’est Dieu.”&lt;br&gt;&lt;br&gt;	Lorsqu’il voyage &agrave; travers ses &eacute;tats, le cheminant ne devra pas s’appuyer sur lui-m&ecirc;me ou ses propres actions, ses &eacute;tats spirituels ou ses facult&eacute;s personnelles. Il devra compter sur la gratification (fadl) de son Seigneur, sur Son octroi de r&eacute;ussite et sur Sa guidance et Sa direction. Dieu dit : “Ton Seigneur cr&eacute;e ce qu’Il veut et choisit, il n’y a pas de choix pour les hommes” (Coran 28 : 68). Dieu dit : “Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait qu’un seul peuple de tous les hommes. Mais il ne cesseront de diff&eacute;rer entre eux, except&eacute; ceux &agrave; qui Dieu aura accord&eacute; Sa mis&eacute;ricorde”. (Coran 11 : 120)  Le Proph&egrave;te –sur lui la paix et le salut !- dit : “Aucun d’entre vous n’entrera au Paradis gr&acirc;ce &agrave; ses œuvres. Ils demand&egrave;rent : M&ecirc;me pas vous, &ocirc; Envoy&eacute; de Dieu ? Il r&eacute;pondit : M&ecirc;me pas moi, sauf si Dieu m’enveloppe dans Sa mis&eacute;ricorde.”&lt;br&gt;&lt;br&gt;	S’abandonner &agrave; ses propres bassesses, c’est faire preuve de d&eacute;ch&eacute;ance et de m&eacute;cr&eacute;ance. Compter sur le fruit de ses actions, c’est le signe que l’on n’a pas r&eacute;alis&eacute; la cessation de l’existence individuelle (zawal). S’attacher aux charismes et aux &eacute;tats spirituels est le signe qu’on ne fr&eacute;quente pas les gens de Dieu. Lorsque le v&eacute;ritable abandon &agrave; Dieu est atteint, l’esp&eacute;rance n’est pas att&eacute;nu&eacute;e lorsque l’on tombe dans la d&eacute;sob&eacute;issance, ni n’est elle accrue lorsque tu agis en toute excellence. La crainte r&eacute;v&eacute;rencielle ne grandit pas seulement lorsqu’on commet un acte d’inadvertance (ghafla) et l’esp&eacute;rance ne s’accro&icirc;t pas lorsque survient un &eacute;veil (yazqa). La crainte r&eacute;v&eacute;rencielle et l’esp&eacute;rance s’&eacute;quilibrent en permanence puisque la crainte r&eacute;sulte de la contemplation de la Majest&eacute; assujettissante de Dieu (jal&acirc;l) et l’esp&eacute;rance na&icirc;t de la contemplation de la Beaut&eacute; de Dieu (jam&acirc;l). La Majest&eacute; et la Beaut&eacute; de la R&eacute;alit&eacute; divine ne souffrent ni d’accroissement, ni de diminution. Ainsi, ce que re&ccedil;oivent ces personnes n’est pas de m&ecirc;me nature que ce que re&ccedil;oivent celui qui esp&egrave;re en ses œuvres : lorsque les bonnes actions de ce dernier sont faibles, sa confiance en Dieu diminue, et lorsque ses d&eacute;sirs sont nombreux, il nourrit un grand espoir d&ucirc; &agrave; son shirk d’avec son Seigneur et &agrave; sa grande ignorance. S’il devait s’&eacute;teindre &agrave; lui-m&ecirc;me et subsister en son Seigneur, il pourrait enfin &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; de ses peines et parvenir &agrave; la connaissance de son Seigneur.&lt;br&gt;&lt;br&gt;	Ton ma&icirc;tre doit &ecirc;tre parfait, afin qu’il retire ton &acirc;me de ses tourments pour le placer dans le repos par la vision de ton Seigneur. Le ma&icirc;tre parfait est celui qui te procure le repos apr&egrave;s le d&eacute;sarroi, et non pas celui qui te guide vers le d&eacute;sarroi. Celui qui te guide vers tes œuvres, t’&eacute;puise. Celui qui te guide vers ce monde, te trompe. Celui qui te guide jusqu’&agrave; Dieu l’aura fait avec le cœur sinc&egrave;re, comme l’a dit le shaykh Ibn Mashish –que Dieu l’agr&eacute;e : “La direction vers Dieu est la direction de l’occultation de soi. Lorsque tu t’occultes, tu te rappelles ton Seigneur. Dieu le Tr&egrave;s-Haut dit : Souviens toi de Dieu si tu viens &agrave; oublier !” (Coran 18 : 24). L’affliction vient du rappel &agrave; soi-m&ecirc;me et au souci de ses occupations et de son lot.  Est bien repos&eacute; celui qui est &eacute;tranger &agrave; cela !&lt;br&gt;&lt;br&gt;	Quant &agrave; la parole de Dieu : “Nous avons cr&eacute;e l’homme dans la mis&egrave;re” (Coran 90 : 4), elle s’adresse aux gens “du voile”, c’est &agrave; dire &agrave; ceux qui croient encore subsister par eux-m&ecirc;mes. Concernant ceux qui sont morts en Dieu, le Tr&egrave;s-Haut dit : “Celui qui sera au nombre des plus rapproch&eacute;s de Dieu jouira de repos, de la gr&acirc;ce et du jardin des d&eacute;lices” (Coran 56 : 88), c’est &agrave; dire le repos par l’Union, les parfums par la beaut&eacute;  et les jardins par la perfection. Le Tr&egrave;s-Haut dit : “La fatigue ne les y atteindra pas, et ils ne seront jamais expuls&eacute;s de cette demeure” (15 : 48). Le repos n’est toutefois octroy&eacute; qu’apr&egrave;s le labeur et la victoire n’est obtenue qu’apr&egrave;s la qu&ecirc;te. “Le jardin est bord&eacute; de choses d&eacute;testables”.    &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt; O toi, amoureux du sens de Notre beaut&eacute;,&lt;br&gt;La dot est ch&egrave;re pour nous &eacute;pouser.&lt;br&gt;Le corps amaigri et l’esprit appliqu&eacute;,&lt;br&gt;Des paupi&egrave;res qui ne go&ucirc;tent pas le sommeil,&lt;br&gt;Et un cœur qui ne contient rien d’autre que Nous.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Si tu es pr&ecirc;t &agrave; payer ce prix, &lt;br&gt;Alors &eacute;teins-toi pour l’&eacute;ternit&eacute;.&lt;br&gt;L’extinction rapproche de cette cour.&lt;br&gt;Ote tes sandales lorsque tu arrives &lt;br&gt;En ce domaine. En lui est notre saintet&eacute;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Jette au loin tes deux natures, et &ocirc;te&lt;br&gt;D’entre nous ce qui entre Nous.&lt;br&gt;Lorsqu’on t’interroge : “Qui aimes-tu ? &lt;br&gt;R&eacute;ponds : Je suis Celui que j’aime et Celui que j’aime est moi !”  &lt;/i&gt; &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;	Nous pouvons lire dans la “R&eacute;solution des &eacute;nigmes” : “Sache que tu ne parviendras pas aux degr&eacute;s de la proximit&eacute; divine avant d’avoir fait l’effort de gravir six pentes raides.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt; La premi&egrave;re pente est celle qui consiste &agrave; d&eacute;tourner ton corps de la d&eacute;sob&eacute;issance l&eacute;gale. &lt;br&gt;&lt;br&gt;La seconde est de d&eacute;tourner ton ego de toute familiarit&eacute; importune.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La troisi&egrave;me est de d&eacute;tourner ton cœur de l’irr&eacute;v&eacute;rence des hommes.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La quatri&egrave;me est de d&eacute;tourner ton ego de ses impuret&eacute;s inh&eacute;rentes.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La cinqui&egrave;me est de d&eacute;tourner ton &acirc;me (ruh) de ses suggestions sensorielles.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La sixi&egrave;me est de d&eacute;tourner ton intellect des illusions provenant de ton imagination.&lt;/b&gt; &lt;br&gt;&lt;br&gt;	Apr&egrave;s avoir gravi la premi&egrave;re pente tu contempleras d’en haut les sources de la sagesse.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Apr&egrave;s la seconde tu verras les secrets de la connaissance octroy&eacute;s par Dieu.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Apr&egrave;s la troisi&egrave;me il t’appara&icirc;tra les signes des conversations intimes du Malakut . &lt;br&gt;&lt;br&gt;Apr&egrave;s la quatri&egrave;me tu verras rayonner les lumi&egrave;res des degr&eacute;s de la proximit&eacute; divine.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Apr&egrave;s la cinqui&egrave;me, les lumi&egrave;res de l’amour se manifesteront &agrave; toi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Apr&egrave;s la sixi&egrave;me pente, tu descendras vers les prairies de la Pr&eacute;sence la plus Sainte. L&agrave; tu te retireras, loin de ce que tu avais saisi des subtilit&eacute;s humaines et de la densit&eacute; des choses sensibles. &lt;br&gt;&lt;br&gt;	Lorsqu’on Son d&eacute;sir est de te s&eacute;lectionner par Son &eacute;lection, Il te fait boire une gorg&eacute;e de la coupe de Son amour. Cette gorg&eacute;e augmentera ta soif, comme la saveur creusera ta faim, comme la proximit&eacute; fera cro&icirc;tre ta qu&ecirc;te et comme l’ivresse te rend agit&eacute;.”&lt;br&gt;&lt;br&gt;Un homme de parmi les vertueux s’&eacute;tonna de la parole du Tout Puissant : “Entrez au Paradis, pour ce que vous faisiez.” (Coran 16 : 32), puisque le Proph&egrave;te –sur lui la paix et le salut –a dit : “Nul n’entrera au Paradis par ses actions”. La r&eacute;ponse &agrave; ce myst&egrave;re, le voici : le Livre et la Sunna alternent entre la Shari’a (la Loi) et la Haqiqa (la R&eacute;alit&eacute; spirituelle), ou, pourrions-nous dire, entre prescription et r&eacute;alisation. A certains moments ils prescrivent et &agrave; d’autres ils &eacute;voquent la R&eacute;alit&eacute; spirituelle, alors m&ecirc;me qu’ils traitent du m&ecirc;me sujet. Le Coran peut l&eacute;gif&eacute;rer &agrave; un endroit alors que la Sunna peut en expliquer la r&eacute;alit&eacute; profonde, et vice versa. L’Envoy&eacute; de Dieu –sur lui la paix et le salut –fut envoy&eacute; afin d’expliciter la R&eacute;v&eacute;lation de Dieu. Dieu dit : “…Et vers toi, Nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a fait descendre pour eux…” (Coran 16 : 44). Sa parole : “Entrez au Paradis, pour ce que vous faisiez” constitue une l&eacute;gislation pour les savants en religion, les gens de la Shari’a, et le hadith du Proph&egrave;te renvoie ici &agrave; la r&eacute;alisation pour les gens de la puissance, les gens de la R&eacute;alit&eacute; spirituelle. La parole du Tout-Puissant : “Mais vous ne pouvez vouloir, que si Dieu veut…” (Coran 82 : 29) est la R&eacute;alit&eacute; profonde, alors que la parole du Proph&egrave;te –sur lui la paix et le salut : “Lorsqu’un d’entre vous fait une bonne action, une bonne action est inscrite pour lui”, c’est la Shari’a.&lt;br&gt;&lt;br&gt;	Pour r&eacute;sumer : la Sunna traduit le Coran et le Coran traduit la Sunna. On doit donc faire usage de ses deux yeux : un oeil doit regarder la R&eacute;alit&eacute; et l’autre doit regarder la Shari’a. Si on voit que le Coran l&eacute;gif&egrave;re en un endroit, il doit y avoir une R&eacute;alit&eacute; ailleurs, et inversement. Il n’y a nulle contradiction, nulle confusion, entre un verset et un hadith.&lt;br&gt;&lt;br&gt;	Il y a encore une autre explication : lorsque Dieu, le Tr&egrave;s-Haut, a appel&eacute; les gens au monoth&eacute;isme et &agrave; l’ob&eacute;issance, ces derniers ne pouvaient entrer sans d&eacute;sir personnel : Il leur a donc promis la r&eacute;compense pour leurs actions. D&egrave;s lors qu’ils s’&eacute;taient affermis dans leur Islam, le Proph&egrave;te –sur lui la paix et le salut –les a sorti de cet &eacute;tat d’esprit afin de les &eacute;lever vers la puret&eacute; de leur intention et de leur soumission, et vers la r&eacute;alisation spirituelle de cet &eacute;tat de sinc&eacute;rit&eacute;. Il leur dit alors : “Nul n’entrera au Paradis par ses actions”. Dieu sait mieux. Les r&eacute;ponses apport&eacute;es par les gens des sciences ext&eacute;rieures ne sont ici d’aucune utilit&eacute;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;	Lorsqu’on avance des actions ext&eacute;rieures vers les actions de l’int&eacute;rieur, les effets de ses derni&egrave;res doivent appara&icirc;tre sur l’action des membres du corps. Le Tout Puissant dit : “…quand les rois entrent dans une cit&eacute;, ils la corrompent…” (Coran 27 : 34) Les fruits de ces effets sont le d&eacute;gagement des mondanit&eacute;s et le d&eacute;nuement (tajrid). &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;</description>
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<title>At-Tawba, le repentir...</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=167</link>
<description>C’est le retour de toute action mauvaise &agrave; toute action bonne ou de toute qualit&eacute; vile &agrave; la r&eacute;alisation (tahaqquq) de toute qualit&eacute; noble, ou de la vue des cr&eacute;atures (al khalq) &agrave; la submersion (istighr&acirc;q) dans la vision du Vrai Dieu (al Haqq).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ses conditions sont le regret sinc&egrave;re (nadam), l’abandon (iql&acirc;’) [des transgressions] et le rejet de l’obstination (isr&acirc;r) [dans le p&eacute;ch&egrave;s].&lt;br&gt;Quant &agrave; la r&eacute;paration des torts, c’est une obligation ind&eacute;pendante sans laquelle le repentir ne peut exister, de m&ecirc;me que le repentir d’un p&eacute;ch&eacute; peut coexister avec l’obstination dans un p&eacute;ch&eacute; d’un autre ordre.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le repentir du commun est celui des p&eacute;ch&eacute;s ; le repentir de l’&eacute;lite est celui des d&eacute;fauts , le repentir des &eacute;lus de l’&eacute;lite est celui de tout ce qui d&eacute;tourne la conscience intime (sirr) de la pr&eacute;sence du Connaisseurs des Secrets (‘al&acirc;m al-ghuy&ucirc;b).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Toutes les stations spirituelles (maq&acirc;m&acirc;t) sont tributaires du repentir, tandis que le repentir lui-m&ecirc;me est tributaire d’un autre repentir tant qu’il n’est pas parfaitement sinc&egrave;re.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le Proph&egrave;te (&amp;#1589;) r&eacute;p&eacute;tait en une seule s&eacute;ance (majlis) 70 ou 109 fois la formule de demande de pardon (istighf&acirc;r).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le vrai repentir se r&eacute;sume en 4 classes :&lt;br&gt;&lt;br&gt;-	la demande de pardon avec la langue,&lt;br&gt;-	l’abstention corporelle,&lt;br&gt;-	l’absence d’obstination dans le cœur,&lt;br&gt;-	l’abandon des mauvaises fr&eacute;quentations.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sufy&acirc;n al-Thawri a dit : &laquo; Le vrai repentir se reconna&icirc;t &agrave; 4 signes :&lt;br&gt;&lt;br&gt;-	condition modeste (qilla)&lt;br&gt;-	faiblesse (&icirc;lla)&lt;br&gt;-	humilit&eacute; (dhilla)&lt;br&gt;-	expatriement (ghurba) &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le repentir ouvre, traditionnellement, le chemin vers Dieu. &laquo; Il est la premi&egrave;re station (awhal al-maq&acirc;m&acirc;t) &raquo; r&eacute;p&egrave;tent inlassablement les ma&icirc;tres soufis.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dieu Exalt&eacute; dit : &laquo; Et ceux qui ont œuvr&eacute; en mal puis qui apr&egrave;s cela se sont repentis et ont cru… ton Seigneur est apr&egrave;s tout cela, certes oui, Pardonneur, Mis&eacute;ricordieux &raquo;. (Sourate 7 :153)&lt;br&gt;&lt;br&gt;&laquo;Oh, les croyants ! Repentez-vous &agrave; Dieu d’un repentir sinc&egrave;re. Il se peut que votre Seigneur vous efface vos fautes&raquo;. (Sourate 66 :8). &lt;br&gt;&lt;br&gt;&laquo; Oui, et Je suis grand Pardonneur pour celui qui se repent et croit et fait œuvre bonne puis se guide &raquo;. (Sourate 20 :82)&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;</description>
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<title>Ne fuis pas le seuil de Dieu &agrave; cause d'une &eacute;preuve qu'Il t'a impos&eacute;e...</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=166</link>
<description>&lt;i&gt;&laquo; Ne fuis pas le seuil de Dieu &agrave; cause d'une &eacute;preuve qu'Il t'a impos&eacute;e. Car Il conna&icirc;t mieux que toi-m&ecirc;me ton propre int&eacute;r&ecirc;t. Il ne t'&eacute;prouve que pour un int&eacute;r&ecirc;t et pour une sagesse qui t’&eacute;chappe. Lorsqu'Il t'&eacute;prouve, reste ferme : rappelle-toi tes p&eacute;ch&eacute;s, multiplie la demande de pardon et demande-Lui la constance et la fermet&eacute; pour supporter l'&eacute;preuve. Mets-toi entre Ses mains, accroche-toi au pan de Sa mis&eacute;ricorde et demande-Lui de t'en d&eacute;livrer et de te montrer l'int&eacute;r&ecirc;t qui se cache derri&egrave;re cette &eacute;preuve &raquo;.&lt;/i&gt;Al Jilani&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;Un hadith indiquant les signes de la fin des temps indique qu’en cette &eacute;poque, &lt;b&gt;&laquo; Celui qui s’accrochera &agrave; sa religion sera comme celui qui s’accroche &agrave; un charbon ardent &raquo;.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Avec le monde actuel et son mat&eacute;rialisme, la crise spirituelle qu’il traverse, il devient de plus en plus difficile de rester ferme dans sa foi, l’effort &agrave; fournir devient de plus en plus consid&eacute;rable et nous devons faire en sorte de nous maintenir tant bien que mal dans une droiture et une rectitude telles que nous les avaient recommand&eacute;es notre bien aim&eacute; saydunna Muhammad saws.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Chacun d’entre nous se doit de veiller minutieusement sur son cœur, de mani&egrave;re &agrave; le nourrir quotidiennement par les pratiques obligatoires, mais aussi par le dhikr abondant et r&eacute;gulier !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le Proph&egrave;te saws disait au sujet de ce cœur : &lt;b&gt;&laquo; Il change plus que la forme de l’eau en &eacute;bullition dans une marmite. &raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Et aussi :&lt;b&gt; &laquo; Le cœur (qualb) tient son nom de ses changements perp&eacute;tuels (taqallub - alt&eacute;ration, variation, hauts et bas). Le cœur est tel une plume au pied d’un arbre, tourn&eacute;e et retourn&eacute;e par le vent. &raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;C’est pour cela qu’il faut veiller &agrave; l’orienter pour le mieux, &agrave; le polir sans arr&ecirc;t par le dhikr qui, comme un chasseur dans une for&ecirc;t, fait dispara&icirc;tre progressivement ces b&ecirc;tes sauvages que sont nos passions…&lt;br&gt;&lt;br&gt;Comme le dit un po&egrave;te d’autrefois :&lt;b&gt; &laquo; Il n’a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; insaan (l’homme) qu’en vertu de ses nasyaan (sa capacit&eacute; d’oubli) Et cet organe a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; al-qualb (le cœur) parce qu’il varie en permanence (yataqallib). &raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Malheureusement on a souvent tendance, devant la faiblesse, la fatigue spirituelle ou l’essoufflement d&ucirc;s parfois &agrave; l’&eacute;preuve, &agrave; se laisser aller totalement, &agrave; n&eacute;gliger les pratiques sur&eacute;rogatoires puis obligatoires. On entre alors dans une esp&egrave;ce de cercle vicieux &laquo; je vais mal donc j’abandonne mes pri&egrave;res et mon wird, et forc&eacute;ment d&egrave;s que j’abandonne ces pratiques je vais encore plus mal… &raquo;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;En v&eacute;rit&eacute; tout ce monde et ce qu’il contient ne valent rien face &agrave; la puissance de l’invocation divine… &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cheikh al ‘alawi dit &agrave; ce sujet : &laquo; la vie enti&egrave;re n’est rien de plus qu’une respiration car elle est limit&eacute;e et sa dur&eacute;e est compt&eacute;e (…). L’homme poss&egrave;de-t-il quelque chose de plus pr&eacute;cieux que sa vie ? S’il en connaissait la valeur, il ne la g&acirc;cherait pas, alors m&ecirc;me que l’essentiel en est derri&egrave;re lui. Fais donc attention, disciple, &agrave; ne pas gaspiller ta pr&eacute;cieuse &acirc;me, dont chacune des respirations vaut le poids de la terre en or ! &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ibn Atta Allah dit :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;&laquo;  Si ce que tu as rat&eacute; dans ta vie est irrattrapable,&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ce qu’elle peut encore t’apporter est inestimable ! &raquo;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Si donc tu as compris cela, comment peux tu g&acirc;cher ta pr&eacute;cieuse existence dans les distractions et les transgressions ? Disposes tu d’une autre vie qui te permettrait de rattraper le temps perdu ? Non et non ! Cet instant est le seul que tu poss&egrave;des, et il t’a d&eacute;j&agrave; &laquo; tranch&eacute; &raquo; ; pour l’essentiel, il est d&eacute;j&agrave; consomm&eacute; ; or, tu ne t’en es m&ecirc;me pas occup&eacute; et tu ne t’es pas afflig&eacute; de sa disparition. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Si l’on te donnait une immense fortune en te disant : &laquo; voil&agrave; de quoi vivre, et il n’y en aura pas un iota de plus ! Une fois tout cela consomm&eacute; tu auras atteint le terme de ton existence &raquo;, tu ne la gaspillerais certainement pas, et ne la d&eacute;penserais que peu &agrave; peu, uniquement pour acheter des choses indispensables. La vie n’est elle pas ainsi ? N’est elle pas limit&eacute;e ? Chaque souffle qui passe te laisse ici bas et emporte avec lui son sens dans l’autre monde, et le jour de la r&eacute;surrection, on te le communiquera, pour ton bonheur ou ton malheur.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Veille &agrave; ce qu’il joue en ta faveur et fais attention &agrave; ta situation ! Sache que tu seras attribu&eacute; pour chaque acte et qu’on te demandera des comptes pour chaque instant. Suis la voie des pieux anciens, eux qui se demandaient des comptes &agrave; eux-m&ecirc;mes &agrave; chaque respiration et jugeaient chacune de leurs pens&eacute;es.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;L’imam al Shafi’i a dit en ce sens : &lt;b&gt;&laquo; J’ai appris des ma&icirc;tres soufis ces deux aphorismes que nul autre ne m’a enseign&eacute;s : &laquo; l’instant est comme une &eacute;p&eacute;e : si tu ne tranches pas, c’est lui qui le fera &raquo; et &laquo; Occupe ton &acirc;me &agrave; faire le bien, sinon elle t’occupera &agrave; faire le mal &raquo;.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sois tr&egrave;s soucieux de ton temps et n’en gaspille rien. Reste &agrave; la porte de ton cœur, jusqu’&agrave; ce que les lumi&egrave;res de ton Seigneur s’y manifestent, car le cœur n’a qu’une orientation possible. &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ces paroles de Cheikh al ‘Alawi sont lourdes de sens dans une p&eacute;riode ou plusieurs d’entre nous sont fatigu&eacute;s et d&eacute;vitalis&eacute;s. Le meilleur des rem&egrave;des, la meilleure fa&ccedil;on d’occuper chaque souffle n’est autre que l’invocation abondante…&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;N’h&eacute;sitez pas &agrave; vous tourner vers le Coran qui est le meilleur des r&eacute;conforts !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;La raison pour laquelle ce Livre a &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute; en plusieurs &eacute;tapes a &eacute;t&eacute; ainsi &eacute;tablie par Dieu : il s’agissait d’aider Son Proph&egrave;te &agrave; rester ferme dans sa foi par le r&eacute;confort et le t&eacute;moignage de Sa puissance !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo; Et ceux qui ne croient pas disent, ’Pourquoi le Coran ne lui a-t-il pas &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute; enti&egrave;rement en une seule fois.’ C’est ainsi (il est descendu en plusieurs parties), que nous pouvons renforcer ton cœur. Et nous te l’avons r&eacute;v&eacute;l&eacute; graduellement, par &eacute;tapes. Et il ne se trouve aucun exemple de similitude qu’ils puissent apporte r(pour s’opposer ou trouver des erreurs dans votre livre ou dans ce Coran), sans que nous te r&eacute;v&eacute;lions la v&eacute;rit&eacute; (contre cette similitude ou cet exemple), et la meilleure explication &agrave; ce sujet. &raquo;, &lt;/b&gt; sourate al-Furquaan 25, versets 32-33.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ne n&eacute;gligez aucune pratique !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Allah a dit : &lt;b&gt;&laquo; ... mais s’ils avaient fait ce qu’on leur avait dit, cela aurait &eacute;t&eacute; meilleur pour eux, et cela aurait renforc&eacute; leur (Foi) &raquo;&lt;/b&gt; [al-Nisa’ 4 :66],&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Selon un hadith Qudsi, Allah a dit :&lt;b&gt;  &quot;Mon serviteur continuera &agrave; se rapprocher de Moi par des actions (nawafil) d’adoration jusqu’&agrave; ce que Je l’aime !&quot; &lt;/b&gt;(Rapport&eacute; par al-Bukhari ; voir Fath al-Baari, 11/340).&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Prenez exemple sur les proph&egrave;tes !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pensez &agrave; la signification de ce verset : &lt;b&gt;&laquo; Ils dirent : ’Br&ucirc;lez-le, secourez vos divinit&eacute;s si vous voulez faire quelque chose pour elles’, Nous d&icirc;mes ’O feu, sois pour Abraham une fra&icirc;cheur salutaire !’ Ils voulaient ruser contre lui, mais ce sont eux que nous rend&icirc;mes les plus grands perdants. &raquo;&lt;/b&gt; [Al-Anbiya 21 :68-70]. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ibn Abbas a dit : &laquo; La derni&egrave;re chose qu’Abraham a dit lorsqu’il fut jet&eacute; dans le feu fut, ’Allah me suffit et Il est ma meilleure garantie’. &raquo; (hasbunallah, wa ni’mal wakil) (Al Fath 8/22).&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quel exemple que cet homme, ferme face &agrave; l’oppression et la torture... Nous sommes si loin de cette noblesse...&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pensez au verset dans lequel Allah nous dit au sujet de Moussa :&lt;b&gt; &laquo; Et quand les deux partis se virent les compagnons de Mo&iuml;se dirent : ’ Nous allons &ecirc;tre rattrap&eacute;s.’ Mo&iuml;se dit : ’Jamais, car j’ai avec moi mon Seigneur qui va me guider. &raquo;&lt;/b&gt; [Al Shu’ara’ 26 :61-62].&lt;br&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt; Ne sentez-vous pas comme il est rest&eacute; lui aussi ferme alors qu’il &eacute;tait poursuivi par les troupes de Pharaon et qu’il &eacute;tait entour&eacute; des pleurs de d&eacute;sespoir de son propre peuple, confiant en son Seigneur... C'est de cette pleine confiance que nous devons nous inspirer...&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Lisez l’histoire des magiciens de Pharaon, qui donne l’exemple d’un petit groupe qui a adh&eacute;r&eacute; &agrave; la v&eacute;rit&eacute; une fois qu’elle lui est apparue de fa&ccedil;on &eacute;vidente. Ne voyez-vous pas comment ils rest&egrave;rent fermes face aux menaces &eacute;mises par leur oppresseur qui disait : &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo; Osez vous croire en lui (Moussa) avant que je ne vous en donne la permission ? Vraiment ! Il est votre chef et vous a enseign&eacute; votre magie ! Alors je vous couperai les mains et les pieds et je vous crucifierai sur des troncs de palmiers dattiers, et vous saurez s&ucirc;rement lequel de nous deux [ moi Pharaon ou le Seigneur de Mo&iuml;se] peut infliger la torture la plus s&eacute;v&egrave;re et la plus longue. &raquo; [Ta_Ha 20 :71]. Le petit groupe de croyants resta ferme, sans penser &agrave; battre en retraite, et ils dirent : &laquo; Nous ne te pr&eacute;f&eacute;rons pas plus que les signes clairs qui nous sont apparus, et &agrave; Lui Qui nous a cr&eacute;&eacute;s. Alors d&eacute;cr&egrave;te ce que tu souhaites d&eacute;cr&eacute;ter, car tu ne peux prendre de d&eacute;crets que dans la vie de ce monde. &raquo;&lt;/b&gt; [Ta_Ha 20 :72] &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Alors pensez &agrave; l’histoire du croyant dans la Sourate Ya-Sin, le croyant de la maisonn&eacute;e de Pharaon, le peuple du Ditch (al-ukhdoud), et les autres, qui nous enseignent les plus grandes le&ccedil;ons que nous pouvons apprendre concernant la fermet&eacute; dans notre foi !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Enfin et surtout, il faut s’accrocher un maximum au dhikr quotidien, car c’est l&agrave; la cl&eacute; de toute chose ! ne jamais le n&eacute;gliger quoi qu’il arrive !&lt;br&gt;&lt;br&gt;M&ecirc;me si l’on se sent loin de Dieu, le cœur absent, il faut pers&eacute;v&eacute;rer !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;&quot;N'abandonne pas l'invocation (dhikr)&lt;br&gt;Parce que tu n'y es pas pr&eacute;sent &agrave; Dieu&lt;br&gt;Car ta n&eacute;gligence de l'invocation&lt;br&gt;Est pire que ta n&eacute;gligence en elle&lt;br&gt;Peut-&ecirc;tre t'&eacute;l&egrave;vera-t-Il d'une invocation faite avec n&eacute;gligence&lt;br&gt;A une invocation faite avec vigilance&lt;br&gt;Et d'une invocation faite avec vigilance&lt;br&gt;A une invocation o&ugrave; tu deviens pr&eacute;sent&lt;br&gt;Et d'une invocation o&ugrave; tu es pr&eacute;sent &agrave; une invocation o&ugrave; tu deviens absent &agrave; tout ce qui est autre que l'Invoqu&eacute;.&quot;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Et cela pour Dieu n'est point difficile ( Coran 20, 14) &lt;br&gt;&lt;br&gt;Ata-Allah Al-Iskandari - Hikam&lt;br&gt;&lt;br&gt;Enfin Sidi Hamza nous dit : &lt;b&gt;&laquo; Soyez assidus &agrave; votre dhikr personnel et participez aux pratiques collectives ! Ne vous inventez pas des excuses ! Certes, les obligations professionnelles, familiales et sociales sont lourdes, mais c’est la loi de la vie et c’est notre lot &agrave; tous &raquo;.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;</description>
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<title>La crainte de Dieu</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=165</link>
<description>La pi&eacute;t&eacute; (ou la crainte de Dieu)&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dieu le Tr&egrave;s-Haut a dit : &lt;br&gt;&laquo; &Ocirc; vous qui avez cru ! Craignez Dieu &agrave; Sa juste mesure. &raquo; (3 :102)&lt;br&gt;&laquo; Craignez donc Dieu autant que vous le pouvez. &raquo; (64 :16)&lt;br&gt;&laquo; &Ocirc; vous qui avez cru ! Craignez pieusement Dieu et ayez un langage pertinent et juste. &raquo; (33 :70)&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les versets concernant la pi&eacute;t&eacute; sont nombreux et bien connus.&lt;br&gt;&laquo; Celui qui craint Dieu, Dieu lui am&eacute;nage une issue. Il lui accorde Ses biens d’o&ugrave; il ne s’y attend pas. &raquo; (65 : 2,3)&lt;br&gt;&laquo; Si vous craignez pieusement Dieu, Il vous donnera un pouvoir de discernement, rach&egrave;tera pour vous vos mauvaises actions et vous absoudra. Dieu poss&egrave;de la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; immense. &raquo; (8 :29)&lt;br&gt;&lt;br&gt;Inama yachcha allah mina el ibadi el ulamaa : ceux qui craignent le plus Allah parmi Ses serviteurs ce sont les savants.(les gens de dieu , ceux qui ont re&ccedil;u la science divine).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Selon Sidi Ibn Ajiba, la crainte  c’est le trouble du cœur qui est d’&ecirc;tre atteint par ce &agrave; quoi il r&eacute;pugne ou de perdre ce &agrave; quoi il est attach&eacute;. Son fruit est l’&eacute;lan vers l’ob&eacute;issance et la fuite loin de la d&eacute;sob&eacute;issance. Manifester de la crainte sans y conformer ces  actes est de la simulation. Il est distingu&eacute; trois niveaux de la crainte (Islam, Imam et l’Ihsan)&lt;br&gt;•	La crainte du vulgaire est celle du ch&acirc;timent ou celle d’&ecirc;tre priv&eacute; de la r&eacute;compense. (Islam)&lt;br&gt;•	Ce que craignent les gens de l’&eacute;lite c’est d’&ecirc;tre &eacute;loign&eacute; et de perdre l’occasion de se rapproch&eacute; de dieu. (Imam)&lt;br&gt;•	Quant aux &eacute;lus de l’&eacute;lite leur crainte et d’&ecirc;tre voil&eacute; de la pr&eacute;sence divine &agrave; cause d’une ind&eacute;licatesse (manque d’adab) vis-&agrave;-vis de Dieu.(Ihsan)&lt;br&gt;&lt;br&gt;On voit que pour Ibn Ajiba la crainte subsiste m&ecirc;me chez les &eacute;lus. Ce qui parait justifi&eacute; puisque la gr&acirc;ce de l’illumination est toujours un don de dieu et que l’homme tant qu’il est serviteur risque de toujours &ecirc;tre priv&eacute; ne fusse qu’un instant de la vision du seigneur. Il a &eacute;galement &eacute;crit dans son livre el iqaz al himam : chez ceux qui d&eacute;bute dans la voie spirituelle, il convient que la crainte l’emporte, chez les gens du milieu, il convient que la crainte et l’esp&eacute;rance s’&eacute;quilibre ; les gens de la fin l’esp&eacute;rance l’emporte.&lt;br&gt;	&lt;br&gt;Le cheikh Jurjani  explicite une autre hi&eacute;rarchie : celle de la crainte puis de la contraction puis de la hayba. Ce dernier degr&eacute; est celui de la crainte r&eacute;v&eacute;rencielle qui implique la ghayba c'est-&agrave;-dire l’absence de la cr&eacute;ature qui s’efface compl&egrave;tement en pr&eacute;sence du seigneur.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La crainte est toujours alli&eacute;e &agrave; l’esp&eacute;rance. L’esp&eacute;rance, c’est la paix du cœur qui atteint l’objet de son amour, accompagn&eacute; de la recherche intense des moyens qui m&egrave;nent &agrave; lui. L’esp&eacute;rance du vulgaire est d’arriver au terme  parfait en obtenant la r&eacute;compense paradisiaque. L’esp&eacute;rance de l’&eacute;lite est d’atteindre la satisfaction divine et de se rapprocher de Dieu. L’esp&eacute;rance des &eacute;lus de l’&eacute;lite est d’obtenir une ferme contemplation et de progresser plus en avant dans la connaissance des secrets divins.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La crainte et l’esp&eacute;rance sont pour le cœur semblable aux deux ailes de l’oiseau sans lequel il ne saurait voler. Cependant, l’esp&eacute;rance pr&eacute;domine chez les connaissants et la crainte chez les vertueux.&lt;br&gt;Selon Abo&ucirc; D`orr Djoundoub ben Djoun&acirc;d et Abo&ucirc; Abd-er-Rah`m&acirc;n Mou`&acirc;d` ben Djabal (que Dieu soit satisfait d`eux), l`Envoy&eacute; de Dieu , alla Allah u alihi WA sallam , (&agrave; lui, b&eacute;n&eacute;diction et salut), a dit:  &laquo; Crains Dieu en quelque lieu que tu sois; fais suivre le p&eacute;ch&eacute; de la bonne action qui l`effacera, traite les hommes avec bont&eacute; (en faisant preuve) d`un bon naturel &raquo;. &lt;br&gt;&lt;br&gt;D’apr&egrave;s Ibn Mas’ud (RA), le Proph&egrave;te (saws) disait : &laquo; Seigneur Dieu ! Je te demande la bonne direction, Ta crainte, la puret&eacute; de l’&acirc;me et la richesse (du cœur) &raquo;. (Rapport&eacute; par Moslem) &lt;br&gt;&lt;br&gt;‘Adiyy Ibn H&acirc;tem Att&acirc;’&icirc; (RA) a dit : &laquo; J’ai entendu le Messager de Dieu (saws) dire : &laquo; Celui qui a fait serment de faire quelque chose puis trouve autre chose &agrave; faire de plus conforme &agrave; la crainte de Dieu, qu’il fasse cette derni&egrave;re ! &raquo; &lt;br&gt;&lt;br&gt;l’Im&acirc;m Al-Ghaz&acirc;l&icirc; a d&eacute;crit comme tel  : &laquo; Sache que la crainte v&eacute;ritable n’est autre que la souffrance du cœur de la perspective d’un mal pressenti. Cela peut-&ecirc;tre d&ucirc; &agrave; la perp&eacute;tration des p&eacute;ch&eacute;s. Il peut &eacute;galement s’agir d’une crainte de Dieu — Exalt&eacute; soit-Il — &eacute;manant de la connaissance de Ses Attributs qui appellent n&eacute;cessairement la crainte, et cela est bien meilleur et plus parfait, car quiconque conna&icirc;t Dieu doit n&eacute;cessairement Le craindre. D’o&ugrave; la Parole de Dieu — Exalt&eacute; soit-Il — : “Seuls les savants parmi Ses serviteurs craignent Dieu.”  &raquo; [1]&lt;br&gt;Dieu — Exalt&eacute; soit-Il — invita Ses serviteurs &agrave; Le craindre Lui seul : &laquo; Et manifestez de la crainte &agrave; Mon &eacute;gard &raquo; [2] Il fit l’&eacute;loge des croyants et les d&eacute;crivit comme manifestant de la crainte &agrave; Son &eacute;gard : &laquo; Ils craignent leur Seigneur au-dessus d’eux. &raquo; [3] Dieu fit de Sa crainte une condition de la perfection de la foi : &laquo; Et craignez-Moi si vous &ecirc;tes croyants. &raquo; [4] De plus, Dieu promit deux Jardins &agrave; celui qui craint Sa Majest&eacute; : &laquo; Et celui qui craint la Majest&eacute; de son Seigneur recevra deux Jardins. &raquo; [5] Dieu fit du Paradis la demeure de celui qui craint la Majest&eacute; de son Seigneur disant : &laquo; Quant &agrave; celui qui craint la Majest&eacute; de son Seigneur, et s’interdit les (viles) passions, le Paradis sera sa demeure. &raquo; [6]&lt;br&gt;Cheikh Ahmad Zarr&ucirc;q — que Dieu, Exalt&eacute; soit-Il, lui fasse mis&eacute;ricorde — dit dans ses Qaw&acirc;`id : &laquo; L’un des mobiles de l’action c’est l’existence de la crainte, qui est une d&eacute;f&eacute;rence doubl&eacute;e d’une frayeur. La peur, quant &agrave; elle, est une appr&eacute;hension ressentie dans le cœur vis-&agrave;-vis de la vengeance du Seigneur. &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;La peur se caract&eacute;rise chez celui qui per&ccedil;oit le poids des cons&eacute;quences de ses actes si bien qu’il honore ses devoirs et ne se risque pas dans le d&eacute;voiement ou les p&eacute;ch&eacute;s. De surcro&icirc;t, il ne s’expose point &agrave; des situations susceptibles de l’attirer dans le mal et la corruption. Puis, &agrave; mesure que le soufi s’&eacute;l&egrave;ve dans la peur, il acquiert toutes les qualit&eacute;s dont sont empreints les Gens de la Proximit&eacute;. &Agrave; ce moment, les manifestations de la peur passent du plan charnel au plan spirituel, tant et si bien que le gnostique conna&icirc;t des sentiments de chagrin imperceptible sauf pour les gens purifi&eacute;s.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dans ce registre,  le  ma&icirc;tre `Abd Al-Wahh&acirc;b Ash-Sha`r&acirc;n&icirc; — que Dieu l’agr&eacute;e — disait &agrave; propos de Dame R&acirc;bi`ah Al-`Adawiyyah qu’elle pleurait beaucoup et &eacute;tait souvent triste ; lorsqu’elle entendait parler de l’Enfer, elle s’&eacute;vanouissait. L’emplacement de ses prosternations ressemblait &agrave; un petit bassin creus&eacute; par ses larmes. C’&eacute;tait comme si l’Enfer n’avait &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; que pour elle. Cela est d&ucirc; &agrave; la croyance que toute &eacute;preuve est n&eacute;gligeable &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l’Enfer, et que toute catastrophe est b&eacute;nigne, sauf &agrave; se trouver &eacute;loign&eacute; de Dieu — Exalt&eacute; soit-Il —.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les soufis pensent que l’amoureux n’est pas autoris&eacute; &agrave; go&ucirc;ter &agrave; la coupe de l’amour avant que la peur n’ait lav&eacute; son cœur. Quiconque n’a pas une pi&eacute;t&eacute; &eacute;quivalente &agrave; la sienne ne saurait comprendre la raison de ses larmes et quiconque n’a pas vu la beaut&eacute; de Joseph ne comprend pas la douleur de Jacob.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le craintif n’est pas celui qui pleure puis s’essuie les yeux. Le craintif est celui qui abandonne ce pourquoi il craint d’&ecirc;tre ch&acirc;ti&eacute;.&lt;br&gt;Ab&ucirc; Sulaym&acirc;n Ad-D&acirc;r&acirc;n&icirc; dit : &laquo; D&egrave;s lors que la peur quitte un cœur, il tombe en ruine. &raquo;  Les craintifs ne se ressemblent pas, ils appartiennent &agrave; diverses cat&eacute;gories. Ibn Aj&icirc;ba  en d&eacute;nombra trois sortes : &laquo; La crainte des gens du commun du chatiment et de la perte de la r&eacute;tribution, la crainte de l’&eacute;lite des remontrances et de la perte de la proximit&eacute; et, enfin, la crainte de l’&eacute;lite parmi l’&eacute;lite du voilement d&ucirc; au manque de biens&eacute;ance. &raquo; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Sidi Hamza rappelle enfin : &laquo;  Le faqir habill&eacute; par la taqwa (crainte r&eacute;v&eacute;rencielle) ne rencontrera pas de difficult&eacute;s et ne sera jamais malchanceux. Celui qui craint Dieu, il Le rencontrera sans aucune crainte et avec un visage rassur&eacute; &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;[1] Sourate 35, F&acirc;tir, Le Cr&eacute;ateur, verset 28.&lt;br&gt;[2] Sourate 2, Al-Baqarah, La g&eacute;nisse, verset 40.&lt;br&gt;[3] Sourate 15, An-Nahl, Les abeilles, verset 50.&lt;br&gt;[4] Sourate 3, &Acirc;l `Imr&acirc;n, La famille d’Amram, verset 175.&lt;br&gt;[5] Sourate 55, Ar-Rahm&acirc;n, Le Mis&eacute;ricordieux, verset 46.&lt;br&gt;[6] Sourate 79, An-Nazi`&acirc;t, versets 40 et 41.&lt;br&gt;</description>
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<title>L'humilit&eacute;</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=164</link>
<description>L’humilit&eacute; est la vertu, la qualit&eacute; noble qui s’oppose &agrave; l’orgueil, la suffisance. C’est commun&eacute;ment le fait d’adopter une attitude bienveillante envers les croyants en pr&eacute;f&eacute;rant l’autre &agrave; soi-m&ecirc;me, en servant ses fr&egrave;res, en se montrant attentionn&eacute; &agrave; leur &eacute;gard, en s’abstenant de m&eacute;priser qui que ce soit et en acceptant le bon conseil. Tout cela participe des traits de comportement qui sont des actes d’ob&eacute;issance &agrave; Dieu dans la mesure o&ugrave; Il nous a interdit d’&ecirc;tre orgueilleux et vaniteux. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Dieu nous a en effet recommand&eacute; d’&ecirc;tre modeste et humble envers les croyants mais aussi dans la mesure du possible envers tous les &ecirc;tres. Il dit en effet dans Son livre sacr&eacute; : &laquo; Les serviteurs du Mis&eacute;ricordieux sont ceux qui marchent humblement sur la terre et qui disent paix aux ignorants qui s’adressent &agrave; eux &raquo;. Il dit aussi : &laquo; Et ne d&eacute;tourne pas ton visage des hommes et ne foule pas la terre avec arrogance car Allah n’aime pas le pr&eacute;somptueux plein de gloriole&raquo;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le Proph&egrave;te est, par son comportement, le meilleur exemple d’humilit&eacute; pour le musulman. Dieu dit d’ailleurs &agrave; ce sujet en s’adressant au proph&egrave;te dans le Coran : &laquo; Sois modeste et doux avec ceux des croyants qui t’ont suivi &raquo;. De m&ecirc;me Al-Aswad Ibn Yazid rapporte : &laquo; On demanda une fois &agrave; A&iuml;sha -que Dieu l’agr&eacute;e-ce que faisait le Proph&egrave;te &agrave; la maison. Elle dit : &laquo; Il servait sa famille et quand venait l’heure de la pri&egrave;re, il sortait &agrave; la mosqu&eacute;e &raquo;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Mais la v&eacute;ritable humilit&eacute; n’est pas le r&eacute;sultat d’une prise de position mentale ou &eacute;thique. C’est un don divin, un &eacute;tat spirituel subtil qui est le fait d’un &eacute;veil int&eacute;rieur et qui d&eacute;passe la raison. En effet, Dieu peut tr&egrave;s bien nous inspirer le sentiment d’humilit&eacute; &agrave; son &eacute;gard par l’interm&eacute;diaire des actes d’adoration que nous lui adressons comme il peut le faire en nous faisant commettre des p&ecirc;ch&eacute;s ou en nous soumettant &agrave; des &eacute;preuves. Ibn ‘Ata Allah Al-Isklandari a dit  &agrave; ce sujet : &laquo; Celui qui pr&eacute;tend &ecirc;tre humble est en r&eacute;alit&eacute; orgueilleux. En effet, ne peut s’abaisser que l’homme au rang &eacute;lev&eacute;. Or, si tu pr&eacute;tends avoir un rang &eacute;lev&eacute; c’est que tu es orgueilleux &raquo;. Il dit aussi : &laquo; Un acte de d&eacute;sob&eacute;issance qui inspire l’humilit&eacute; et le sentiment d’avoir besoin de Dieu est pr&eacute;f&eacute;rable &agrave; un acte d’ob&eacute;issance qui engendre l’outrecuidance et l’orgueil.&raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour obtenir le succ&egrave;s sur le chemin de Dieu, le croyant doit ainsi s’efforcer d’atteindre cet &eacute;tat d’humilit&eacute; par la contrainte constante de son ego. Ceci implique le rejet de tout ce qui inspire la satisfaction de soi et de tout ce qui vise &agrave; se valoriser vis-&agrave;-vis des autres. Le fait d’&eacute;viter ce qui proc&egrave;de de l’avidit&eacute; ou de la volont&eacute; d’acqu&eacute;rir des biens de ce bas monde participe &eacute;galement de l’effort que l’on doit faire sur soi-m&ecirc;me pour contraindre son ego et garder le sentiment du besoin extr&ecirc;me de Dieu.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le service de ses fr&egrave;res en Dieu compte parmi les traitements les plus efficaces en vue de l’acquisition de cette vertu noble qu’est l’humilit&eacute;. Al-Muhassibi dit d’ailleurs &agrave; ce sujet : &laquo; Servir l’autre est la plus difficile des formes de d&eacute;votion et celle qui contient la plus importante part d’humilit&eacute;. Si l’homme se fait humble pour Allah et qu’il devient utile aux autres, il s’abaisse pour les autres et devient utile par Lui &raquo;. &lt;br&gt;Sur un plan plus int&eacute;rieur, la v&eacute;n&eacute;ration de ses fr&egrave;res en Dieu, qui consiste &agrave; les grandir &agrave; ses yeux tout en se consid&eacute;rant comme le dernier, constitue &eacute;galement un moyen d’acquisition efficace de l’humilit&eacute;. Un soufi a dit : &laquo; l’humilit&eacute; c’est placer sa fiert&eacute; dans le fait d’&ecirc;tre peu de choses, embrasser la condition mis&eacute;rable et porter les fardeaux de ses coreligionnaires&raquo;. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Sur ce point, Muhassibi ajoute : &laquo; Nul &ecirc;tre n’est petit aux yeux de celui qui voit la grandeur d’Allah en toute chose &raquo;. Quant &agrave; Ibn ‘Ata Allah Al-Iskandari, il compl&egrave;te cet aspect des choses par deux de ses sagesses : &laquo; Aucune demande n’est plus forte que la conscience de ton besoin urgent de Dieu, et rien ne te procurera les faveurs divines plus rapidement que l’humilit&eacute; et le sentiment de ton indigence &agrave; l’&eacute;gard de Dieu &raquo; et &laquo; l’humilit&eacute; v&eacute;ritable est celle de celui qui, s’&eacute;tant humili&eacute;, se sent m&eacute;rit&eacute; un rang encore inf&eacute;rieur &raquo;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Enfin la perfection de l’humilit&eacute; est celle atteinte par les Connaissants, ceux qui sont entr&eacute;s dans la pr&eacute;sence divine et qui ont acc&eacute;d&eacute; &agrave; son intimit&eacute;. C’est en effet  de la contemplation de la grandeur divine que na&icirc;t la v&eacute;ritable humilit&eacute;, celle &agrave; laquelle Dieu accorde son agr&eacute;ment absolu.&lt;br&gt;&lt;br&gt; L’humilit&eacute; proc&egrave;de donc de la connaissance divine, comme le dit le saint : &laquo; L’important est de chercher la face de Dieu, de demander la droiture et la connaissance divine qui n’a pas de prix. Or la vraie connaissance ne s’obtient qu’avec l’humilit&eacute;. La d&eacute;marche pour s’en approcher est semblable &agrave; celle d’une personne qui veut boire l’eau d’un ruisseau. Elle devra se baisser  pour boire. L’eau est toujours situ&eacute;e dans le lieu le plus bas. Il nous faut &ecirc;tre comme l’eau &raquo;.&lt;br&gt;</description>
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<title>Les Noces avec l'Eternit&eacute;</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=163</link>
<description>&lt;i&gt;Par Mevlana Jallaludin Rumi&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;center&gt;Notre mort c'est nos noces avec l'Eternit&eacute;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quel est son secret ? &laquo; Dieu est un &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le soleil se divise en passant par les ouvertures de la maison&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quand les ouvertures sont ferm&eacute;es la multiplicit&eacute; dispara&icirc;t&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette multiplicit&eacute; existe aussi dans les grappes :&lt;br&gt;&lt;br&gt;Elle ne se trouve plus dans le suc qui sourd du raisin.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour celui qui est vivant dans la lumi&egrave;re de Dieu,&lt;br&gt;&lt;br&gt;La mort de cette &acirc;me charnelle est un bienfait&lt;br&gt;&lt;br&gt;A son sujet ne dit ni mal, ni bien,&lt;br&gt;&lt;br&gt;Car il est pass&eacute; au dessus du bien et du mal.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Attache tes regards sur Dieu, et ne parle pas de ce qui est invisible,&lt;br&gt;&lt;br&gt;Afin que dans ton regard Il mette un autre regard.&lt;br&gt;&lt;br&gt;C'est la vision des yeux corporels qui constitue cette vision&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour laquelle n'existe aucune chose invisible et secr&egrave;te.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Mais quand le regard est tourn&eacute; vers la lumi&egrave;re de Dieu,&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sous une telle lumi&egrave;re quelle chose pourrait bien &ecirc;tre cach&eacute;e ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;Bien que toutes les lumi&egrave;res &eacute;manent de la lumi&egrave;re divine&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ne nomme pas toutes ces lumi&egrave;res &laquo; lumi&egrave;re de Dieu &raquo; &lt;br&gt;&lt;br&gt;C'est la lumi&egrave;re &eacute;ternelle qui est la lumi&egrave;re de Dieu ;&lt;br&gt;&lt;br&gt;La lumi&egrave;re &eacute;ph&eacute;m&egrave;re est l'attribut de la cr&eacute;ature et de la chair.&lt;br&gt;&lt;br&gt;C'est la lumi&egrave;re infernale qui luit dans les yeux des cr&eacute;atures&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sauf pour celles dont c'est Dieu m&ecirc;me qui oignit les yeux de khol&lt;br&gt;&lt;br&gt;Son feu est devenu lumi&egrave;re pour Son ami Abraham&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les yeux de l'intelligence sont ignorants comme les yeux de l'&acirc;ne&lt;br&gt;&lt;br&gt;O Dieu, qui conf&egrave;re le don de la vision!&lt;br&gt;&lt;br&gt;L'oiseau de la vision s'envole vers toi avec l'oeil du d&eacute;sir !&lt;/center&gt;&lt;br&gt;</description>
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<title>De la puret&eacute; d'intention et du d&eacute;sint&eacute;ressement...</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=162</link>
<description>&lt;i&gt;Extrait du Kitab al Adhkar de l'imam an Nawawi&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dieu — exalt&eacute; soit-Il — a dit :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;On leur avait seulement ordonn&eacute; d'adorer Dieu en vrais croyants qui Lui rendent un culte pur. (Cor. 98, 5).&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il a dit &eacute;galement :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Ni leur chair, ni leur sang ne vous vaudront (la Faveur) de Dieu (litt : n'atteindront Dieu) ; mais votre crainte r&eacute;v&eacute;rentielle vous vaudra Sa Faveur. (Cor. 22, 37).&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ibn 'Abb&acirc;s — que Dieu soit satisfait de lui — explique ainsi ce dernier verset : mais ce sont vos intentions qui vous vaudront Ses Faveurs (litt : qui L'atteindront).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Notre ma&icirc;tre, l'im&acirc;m, le traditionniste ab&ucirc; al-Baq&acirc;' Kh&acirc;lid b. Y&ucirc;ssuf nous a rapport&eacute; un had&icirc;th dont la cha&icirc;ne de transmetteurs remonte jusqu'&agrave; 'Umar b. al-Khatt&acirc;b — que Dieu soit satisfait de lui — et dont voici la teneur :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;L'Envoy&eacute; de Dieu — sur lui la gr&acirc;ce et la paix — (nous) a dit : Ce sont les intentions qui valorisent les actes, et chaque individu n'obtient que ce qui est conforme &agrave; son intention. Ainsi, celui qui a &eacute;migr&eacute; pour (plaire &agrave;) Dieu et (&agrave;) Son Envoy&eacute; se verra compter son H&eacute;gire comme telle. Quant &agrave; celui qui a &eacute;migr&eacute; pour acqu&eacute;rir un bien de ce monde ou pour prendre femme, son &eacute;migration n'aura d'autre valeur que celle du but qu'il se proposait.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;L'authenticit&eacute; et l'importance capitale de ce had&icirc;th sont unanimement reconnues. Il s'agit en effet d'un des had&icirc;ths fondamentaux de l'Islam que les anciens (al-salaf) et leurs successeurs (al-khalaf) — que Dieu leur fasse mis&eacute;ricorde — aimaient &agrave; mettre en exergue de leurs textes, afin d'avertir le lecteur de l'importance de l'intention et l'inviter &agrave; &ecirc;tre vigilant &agrave; cet &eacute;gard.&lt;br&gt;&lt;br&gt;De m&ecirc;me, les anciens ma&icirc;tres et leurs successeurs faisaient pr&eacute;c&eacute;der leurs ouvrages de ce had&icirc;th, pour attirer l'attention de leurs lecteurs sur l'importance de la puret&eacute; d'intention et pour les inviter &agrave; m&eacute;diter sur ce sujet.&lt;br&gt;&lt;br&gt;On a rapport&eacute; &eacute;galement ces propos d'ibn 'Abb&acirc;s — que Dieu soit satisfait du p&egrave;re et du fils — :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Tout homme est pr&eacute;serv&eacute; en fonction de la puret&eacute; de son intention.&raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;D'autres ont pu dire :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&laquo;Les gens re&ccedil;oivent (les faveurs de Dieu) en fonction de la puret&eacute; de leur intention.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Nous rapportons ces propos de l'illustre ma&icirc;tre ab&ucirc; 'Al&icirc; al-Fudayl b. 'Iy&acirc;dh — que Dieu soit satisfait de lui — :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Abandonner les oeuvres par crainte (du regard) des gens rel&egrave;ve de l'ostentation, et agir en fonction des gens tient d&eacute;j&agrave; du polyth&eacute;isme. Aussi ta sinc&eacute;rit&eacute; ne devient effective, que lorsque Dieu te d&eacute;livre de ces deux infamies.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;L'im&acirc;m al-H&acirc;rith al-Muh&acirc;sib&icirc; — que Dieu lui fasse mis&eacute;ricorde — avait coutume de dire :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;L'homme sinc&egrave;re est celui qui, pour pr&eacute;server son coeur, ne se soucie gu&egrave;re de perdre l'estime des cr&eacute;atures, ni n'aime que les gens aient connaissance de la moindre de ses bonnes actions et qui ne d&eacute;teste pas de les voir conna&icirc;tre les mauvaises.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;De son c&ocirc;t&eacute; Hudayfa al-Mar'ashi — que Dieu lui fasse mis&eacute;ricorde — disait :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;La puret&eacute; de l'intention consiste en ce que les actes du serviteur soient les m&ecirc;mes en public qu'en priv&eacute;.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Nous rapportons ces propos de l'im&acirc;m, du ma&icirc;tre, ab&ucirc; al-Q&acirc;ssim al Qushayri — que Dieu lui fasse mis&eacute;ricorde — :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;La fid&eacute;lit&eacute; consiste &agrave; n'ob&eacute;ir exclusivement qu'&agrave; Dieu — qu'Il soit glorifi&eacute; et exalt&eacute; — c'est-&agrave;-dire que par son ob&eacute;issance le serviteur cherche uniquement &agrave; se rapprocher de Dieu —exalt&eacute; soit-Il — &agrave; l'exclusion de toute autre chose, comme le fait de simuler la pi&eacute;t&eacute; (en vue de) plaire &agrave; une cr&eacute;ature, ou pour s'acqu&eacute;rir l'estime des gens, ou pour rechercher leurs &eacute;loges, ou quelque autre chose qui n'ait pas pour but la volont&eacute; de se rapprocher de Dieu.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour sa part, l'illustre ma&icirc;tre ab&ucirc; Muhammad Sahl b. 'abd-Allah al-Tustari — que Dieu soit satisfait de lui — a dit :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Les gens dou&eacute;s d'intelligence qui ont tent&eacute; de d&eacute;finir le d&eacute;sint&eacute;ressement, n'ont trouv&eacute; que cette formule : Que l'action et la pens&eacute;e du serviteur soient consacr&eacute;es int&eacute;rieurement et ext&eacute;rieurement &agrave; Dieu — exalt&eacute; soit-Il — sans laisser la moindre part aux penchants ou aux d&eacute;sirs de l'&acirc;me, ni aux s&eacute;ductions mondaines.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Nous rapportons &eacute;galement ces propos du Ma&icirc;tre ab&ucirc; 'Ali al-Daqq&acirc;q — que Dieu soit satisfait de lui — :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;La puret&eacute; de l'intention consiste &agrave; se garder de prendre les cr&eacute;atures en compte (litt : observer). La sinc&eacute;rit&eacute; consiste &agrave; se purifier en n'ob&eacute;issant pas &agrave; l'&acirc;me charnelle. Ainsi, l'homme d&eacute;sint&eacute;ress&eacute; ne conna&icirc;t pas l'ostentation et l'homme sinc&egrave;re ignore la vanit&eacute;.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;On rapporte &eacute;galement ces propos de Dh&ucirc; al-N&ucirc;n al-Misr&icirc; — que Dieu lui fasse mis&eacute;ricorde — :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Il est trois choses qui t&eacute;moignent de la puret&eacute; de l'intention : l'indiff&eacute;rence &agrave; l'&eacute;loge ou au bl&acirc;me des gens du commun ; l'oubli de se voir en train d'accomplir une oeuvre pie, au moment m&ecirc;me o&ugrave; on l'accomplit et le souci de se voir r&eacute;tribuer de ses oeuvres dans l'autre monde.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;De m&ecirc;me, nous rapportons ces propos d'al-Qushayri — que Dieu lui fasse mis&eacute;ricorde — :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Le minimum de la sinc&eacute;rit&eacute; c'est de rendre l'int&eacute;rieur identique &agrave; l'ext&eacute;rieur.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;De son c&ocirc;t&eacute; Sahl al-Tustari disait :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;&laquo;Le parfum de la sinc&eacute;rit&eacute; ne saurait &ecirc;tre respir&eacute; par un serviteur qui se montre complaisant avec lui-m&ecirc;me ou avec autrui.&raquo;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les propos des ma&icirc;tres sur ce sujet sont innombrables, mais ce que j'en ai mentionn&eacute; devrait suffire &agrave; qui b&eacute;n&eacute;ficie de l'Assistance divine.</description>
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<title>L’&eacute;tat qui convient pour le tapis de la r&eacute;alit&eacute; divine</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=161</link>
<description>&lt;i&gt;Le cheikh Al ‘Alawi commente par ce hadith dans le chapitre de l’amour et du d&eacute;sir, l’&eacute;tat qui convient pour le tapis de la r&eacute;alit&eacute; divine qui  caract&eacute;rise le cheminant en Dieu&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Voici une tradition que l’on rapporte au sujet de l’Imam Ali.&lt;br&gt;Un d&eacute;vot appel&eacute; Hamm&acirc;m vint le voir et lui demanda : &laquo; D&eacute;cris-moi les gens pieux, comme si je les avais sous mes yeux. &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ce qu’ils disent est juste, r&eacute;pondit l’imam. Leur v&ecirc;tement est simple, ils marchent humblement, et ils ne regardent pas ce qui leur est interdit. Ils n’&eacute;coutent que lorsqu’il s’agit de science utile. Dans l’adversit&eacute; ou dans l’aisance, leur &acirc;me reste la m&ecirc;me ; si le terme de leur existence n’&eacute;tait d&eacute;j&agrave; fix&eacute; par Dieu, leur esprit ne resterait pas une minute de plus dans leur corps, vu leur d&eacute;sir de leur Seigneur. Le Cr&eacute;ateur leur para&icirc;t tellement immense que tout le reste est insignifiant pour eux. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Leur cœur est afflig&eacute;, ils ne peuvent causer aucun tort &agrave; personne, leur corps est efflanqu&eacute;, ils ont tr&egrave;s peu de besoins et leur &acirc;me est pure. Ils ont su patienter un peu, ce qui leur vaudra un long repos, fruit d’un &eacute;change profitable conc&eacute;d&eacute; par leur Seigneur. Ce bas-monde les d&eacute;sire mais eux ne les d&eacute;sirent pas ; il a tent&eacute; de les retenir prisonnier mais ils ont pay&eacute; leur propre ran&ccedil;on. &lt;br&gt;&lt;br&gt;La nuit ne les fait pas fl&eacute;chir : ils psalmodient le Coran, et lorsqu’ils tombent sur un verset qui ravive leur besoin de Dieu, ils sont envahis par le d&eacute;sir  et leur &acirc;me se r&eacute;conforte ; si c’est un verset de mise en garde qu’ils rencontrent, il y accordent toute leur attention, du plus profond de leur cœur, en ayant l’impression que le cr&eacute;pitement et les sanglots de la g&eacute;henne se trouvent pr&egrave;s d’eux ; agenouill&eacute;s, ils implorent Dieu de les lib&eacute;rer. Le jour, leur comportement est celui des savants, plein de mansu&eacute;tudes, bons et pieux. La crainte de Dieu les a tellement travaill&eacute; qu’on pourrait les croire malades, mais les Gens ne sauraient &ecirc;tre malades ! Ils pensent que leur œuvres sont bien peu de choses, et elles ne paraissent jamais suffisantes. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Ils soup&ccedil;onnent en permanence leur &acirc;me et d&eacute;sesp&egrave;rent d’œuvrer comme il faut. S’ils s’en rendent compte qu’on les reconna&icirc;t, ils prennent peur et disent : &laquo; Je me connais moi-m&ecirc;me mieux que vous, et Dieu me conna&icirc;t mieux que je ne me connais moi-m&ecirc;me. Mon Dieu, ne me ch&acirc;tie pas &agrave; cause de ce qu’ils disent , rends moi meilleur que celui qu’ils croient que je suis, et pardonne moi ces fautes qu’ils ignorent. &raquo; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Ils ont des signes auxquels on les reconna&icirc;t : la force de leur vie religieuse, leur tristesse accompagn&eacute;e de gentillesse, leur foi malgr&eacute; leur certitude, leur d&eacute;sir de science, leurs efforts pour acqu&eacute;rir la mansu&eacute;tude, leur rectitude quand ils vivent dans l’abondance, leur humilit&eacute; dans le service de Dieu, leur endurance dans la pauvret&eacute;, leur patience dans l’adversit&eacute;, leur recherche d’un moyen honn&ecirc;te pour gagner leur vie, leur z&egrave;le pour le droit chemin, leur refus des ambitions mondaines. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Le soir, ils ne font que Le remercier, de m&ecirc;me qu’ils passent leur matin&eacute;e &agrave; L’invoquer. Ils se couchent plein de crainte, ayant peur de la distraction, mais ils sont heureux lorsqu’ils se l&egrave;vent, gr&acirc;ce &agrave; la mis&eacute;ricorde et aux bienfaits divins. Lorsque leur &acirc;me devient p&eacute;nible, essayant de les inciter &agrave; faire des choses auxquels ils r&eacute;pugnent, ils ne lui donnent pas satisfaction. Ils trouvent leur bonheur dans ce qui perdure, renon&ccedil;ant aux jouissances &eacute;ph&eacute;m&egrave;res. Ils allaient la science et la mansu&eacute;tude et joignent l’acte &agrave; la parole. Leurs espoirs se r&eacute;alisent et bien rares sont leur fautes. Leur cœur est humble, leur &acirc;me craintive, leur vie simple, leur vie religieuse solide, leurs caprices neutralis&eacute;s, et leur col&egrave;re contenue. &lt;br&gt;&lt;br&gt;On ne s’attend qu’au bien  de leur part, et nul ne craint d’eux. S’ils sont en compagnie des profanes, c’est tout comme s’ils &eacute;taient concentr&eacute;s surr Dieu. Ils pardonnent &agrave; ceux qui leur ont caus&eacute;s du tort, donnent &agrave; ceux qui ne veulent rien leur accorder,  maintiennent les liens avec ceux qui les rompent. Grande est leur capacit&eacute; &agrave; aimer, et bienveillantes sont leur paroles. Le mal ne leur viendrait m&ecirc;me pas &agrave; l’esprit, toujours dispos&eacute;s qu’ils sont &agrave; faire le bien. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Dignes au moment de l’&eacute;preuve, patients dans l’adversit&eacute;, plein de gratitude dans la prosp&eacute;rit&eacute;, ils ne nuisent pas &agrave; ceux qu’ils d&eacute;testent, pas plus qu’ils ne sont condescendants avec ceux qu’ils aiment. Ils reconnaissent le droit d’autrui avant qu’on exige d’eux qu’ils ne le respectent. Ils ne n&eacute;gligent pas ce qu’on leur a confi&eacute; et ne lancent pas de sobriquet injurieux. Ils ne causent pas de torts &agrave; leurs voisins, et ne se r&eacute;jouissent pas du malheur des autres. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Si l’on est injuste avec eux, ils le supportent jusqu’&agrave; de soit Dieu Lui-m&ecirc;me qui les venge. Ils comblent leur &acirc;me, l’occupant &agrave; rechercher l’autre monde, et les gens n’ont rien &agrave; craindre d’eux car ils les laissent en paix. Lorsqu’ils ont des divergences avec les autres et que ces derniers cessent de les fr&eacute;quenter, ils ne s’&eacute;loignent pas par orgueil ou sentiment de sup&eacute;riorit&eacute; mais pour rester int&egrave;gres et &eacute;viter les conflits. Ils traitent ceux qui s’approchent d’eux avec douceur et mis&eacute;ricorde, et non avec duplicit&eacute; ou pour les tromper. &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette description fit un tel effet sur Hamm&acirc;m qui le tomba raide mort. L’Imam ‘Ali (RA) s’&eacute;cria alors : &laquo;  Par Dieu, c’est ce que je craignais ! Voil&agrave; ce que produisent les paroles authentiques sur ceux qui les prennent vraiment aux s&eacute;rieux. ! &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quelle grandeur que celle de ces hommes ! Et si nous avons rapport&eacute; cette tradition, c’est parce qu’un tel &eacute;tat est digne de respect et de v&eacute;n&eacute;ration.&lt;br&gt;</description>
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<title>Les femmes pieuses</title>
<link>http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=160</link>
<description>&lt;b&gt;Les femmes pieuses : &lt;br&gt;&lt;br&gt;Nusiyya Bent Salman&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Nussiya &eacute;tait l’&eacute;pouse de Yusuf ibn Asbat (un pr&ecirc;cheur asc&egrave;te et traditionaliste engag&eacute; dans la voie du tawadu’).Elle lui dit un jour : &laquo; Tu seras interrog&eacute; par Dieu &agrave; mon sujet : m’as-tu interdit toute nourriture hormis celle qui est licite ? As-tu fais en sorte de ne jamais faire preuve d’injustice &agrave; mon &eacute;gard ? &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Yusuf ibn Asbat dit &agrave; son sujet : &laquo; Quand Nussiya donna naissance &agrave; un gar&ccedil;on, elle dit : &laquo; Oh, Seigneur ! Tu ne me consid&egrave;res pas digne de ton adoration. C’est pour cette raison que tu me distrais avec un enfant ! &raquo;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Rayhana la ravie, parmi les asc&egrave;tes de Basra :&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Rayhana &eacute;tait une contemporaine de Salih Al Murri (seconde moiti&eacute; du VIIIe si&egrave;cle). Ces vers &eacute;taient inscrits sur son col :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;&laquo; Tu es mon Compagnon Intime, mon Aspiration, et mon Bonheur,&lt;br&gt;Et mon cœur refuse d’aimer quiconque autre que Toi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Oh mon Cher, mon Aspiration, l’Objet de mon d&eacute;sir, &lt;br&gt;Mon d&eacute;sir ardent est sans fin ! Quant pourrai-je enfin te rencontrer ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je ne d&eacute;sire point les plaisirs du paradis ;&lt;br&gt;Mais seulement de Te rencontrer, Toi ! &raquo;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;b&gt;Ghufayra al ‘abida, de Basra&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ghufayra &eacute;tait une compagne de Mu’adha al ‘Adawiyya. Ibrahimibn al Junayd rapporte selon Muhammad ibn al husayn [al burjulani] que Yahia ibn Bistam raconte : Ghufayra la pieuse pleura jusqu’&agrave; ce qu’elle en devienne aveugle. Un homme lui dit : &laquo; comme la c&eacute;cit&eacute; est d&eacute;vastatrice ! &raquo;, Ghufayra r&eacute;pondit : &laquo; Etre voil&eacute; &agrave; Dieu est bien pire ! Et l’aveuglement du cœur dans la compr&eacute;hension du dessein divin est la pire des choses ! &raquo;&lt;br&gt;</description>
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