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Basé sur le chapitre « Le contentement » du livre Haqâ-iq ‘ani attassawwuf du cheikh Abdelkader ‘Issa

Le contentement (arrida), est un état du cœur. Le croyant, qui atteint cette station, est capable d’affronter les aléas de la vie et les problèmes avec foi, sérénité et un cœur apaisé. Il pourrait même aller au-delà de cela en ressentant de la joie à la rencontre des choses prédestinées, grâce à la connaissance de Dieu et son amour sincère envers Lui.

 

Sidi Ahmad Ibn ‘ajîba nous définit succinctement « ArriDâ »:

 « Le contentement est d’accueillir les fatalités avec un visage souriant, ou une joie du cœur à l’arrivée du destin, ou de laisser le choix à Dieu dans ce qu’il entreprend et décide, ou une dilatation intérieur et la non objection de ce qui vient de la part de l’Unique tout Puissant ».

(Glossaire de la terminologie soufie du Shaykh Sidi Ahmad Ibn ‘Ajiba)

Le savant Albakrâwî raHimahu Allah disait aussi : 

 « Le contentement est le bien être intérieur, quelque soit ce qui l’atteint ou le dépasse, sans changement ».

Le contentement est plus noble que la patience, c’est en effet une paix spirituelle qui fait aimer au croyant tout ce qui plait à Dieu. Il voit même les épreuves de la vie comme étant un bien et une miséricorde.

 

 L’innovation consiste en le fait de rajouter à la religion des éléments qui n’existaient pas du temps du Prophète (paix et salut sur lui). Beaucoup de musulmans croient à tord que toute nouvelle chose est forcément une innovation interdite et un égarement, même s’il s’agit de choses utiles pour la communauté ! Ils se basent pour dire cela sur le hadîth célèbre[1]: « Faites attention aux choses nouvelles, car toute nouveauté est une innovation, et toute innovation est un égarement, et tout égarement mène à l’Enfer »[2]


A propos de ce hadîth, nous pouvons remarquer plusieurs choses :


Les savants ont dit que cette parole ne fait pas référence à l’ensemble des choses nouvelles sans restriction, mais seulement à celles dont la licéité, la validité, la permission n’est pas attestée par les textes sacrés (le Coran et la Sunna du Prophète (paix et salut sur lui)). L’expression « toute innovation » n’est pas à prendre dans un sens absolu.


Il existe plusieurs exemples dans le Coran ou dans la Sunna où les commandements, les recommandations ou les interdictions doivent être complétées par d’autres textes qui réduisent leur portée ou expliquent la façon dont doit être compris le verset ou le hadîth.


Par exemple dans la Sourate an-najm, il est écrit : « L’Homme ne possédera que ce qu’il aura acquis par ses efforts. »[3]

« L’origine en toute chose est la licéité (le statut par défaut est le statut licite), sauf s’il y a un texte (du Coran ou de la Sunna ) qui dit le contraire ou s’il y a un préjudice du à cette chose. »

En parlant du Prophète (paix et salut sur lui), Allah dit dans le Coran :
«Nous ne t'avons envoyé que par miséricorde pour les univers.»[1]
Dieu dit aussi dans le Coran: « De la grâce d’Allah et de Sa miséricorde qu'ils se réjouissent donc !»[2]. Il incombe donc à tous les musulmans et au-delà à toutes les créatures de se réjouir de la Naissance du Prophète (paix et salut sur lui) qui est la miséricorde pour les univers.

 

  Nombreux sont ceux qui aujourd'hui discourent sur la licité de l'usage du chapelet (subha).

  Il faut d’abord signaler le grand danger de faire une Fatwa sans science, et/ou d’interdire ce que Dieu a rendu licite. 

  Certaines personnes utilisent le Hadîth suivant pour prétendre que le chapelet est une mauvaise innovation !
  Le Compagnon Abdallah Ibn Amr Ibn Al Asse a dit: ' J'ai vu le messager d'Allah faire le Tasbih avec sa main droite (Il se servait de ses doigts pour compter le nombre de fois qu'il récitait le Tasbih). ' (Abû Dâwûd)

On rappelle dans un premier temps ce qu’on a dit dans le chapitre concernant les types d’innovation qu’on classe par défaut en jurisprudence islamique une chose en mubâh (licite) tant qu’il n’y a pas de texte qui l’interdit (ni de préjudice) ; et que le Prophète (paix et salut sur lui) n’a pas fait toute les choses licites existantes ni toutes les choses méritoires existantes.

La chant spirituel

 

Si le Samâ‘ ou «l'auditionspirituelle » ou «le chant soufi » ou encore « Qasâïd » est un vin donts'abreuvent les esprits, les oreilles sont autant de coupes servant à cetteivresse divine. Le prophète Abraham auquel l'ange apporta l'annonce de sonagrément au sein de l'amitié intime auprès de Dieu, dansa de joie et surtoutd'ivresse spirituelle. A travers ce modèle prophétique, la tradition fondecette pratique sur ce geste immémorial survenu à la suite de la Visite del'Ange.