Nombreux sont ceux qui aujourd'hui discourent sur la licité de l'usage du chapelet (subha).

  Il faut d’abord signaler le grand danger de faire une Fatwa sans science, et/ou d’interdire ce que Dieu a rendu licite. 

  Certaines personnes utilisent le Hadîth suivant pour prétendre que le chapelet est une mauvaise innovation !
  Le Compagnon Abdallah Ibn Amr Ibn Al Asse a dit: ' J'ai vu le messager d'Allah faire le Tasbih avec sa main droite (Il se servait de ses doigts pour compter le nombre de fois qu'il récitait le Tasbih). ' (Abû Dâwûd)

On rappelle dans un premier temps ce qu’on a dit dans le chapitre concernant les types d’innovation qu’on classe par défaut en jurisprudence islamique une chose en mubâh (licite) tant qu’il n’y a pas de texte qui l’interdit (ni de préjudice) ; et que le Prophète (paix et salut sur lui) n’a pas fait toute les choses licites existantes ni toutes les choses méritoires existantes.

« L’origine en toute chose est la licéité (le statut par défaut est le statut licite), sauf s’il y a un texte (du Coran ou de la Sunna ) qui dit le contraire ou s’il y a un préjudice du à cette chose. »

En parlant du Prophète (paix et salut sur lui), Allah dit dans le Coran :
«Nous ne t'avons envoyé que par miséricorde pour les univers.»[1]
Dieu dit aussi dans le Coran: « De la grâce d’Allah et de Sa miséricorde qu'ils se réjouissent donc !»[2]. Il incombe donc à tous les musulmans et au-delà à toutes les créatures de se réjouir de la Naissance du Prophète (paix et salut sur lui) qui est la miséricorde pour les univers.

    On voit souvent des frères et sœurs condamnés de façon ferme la danse (des soufis) (Hadra, Wajd,Raqs) en disant que celle-ci est   haram.
    Avec cette fatwa du cheikh Ibn 'Ajiba nous remarquons, avec hadiths et paroles de grands savants à l'appui, qu'il faut différencier différents types de danses et que toutes danses ne sont pas forcément haram, et comme chaque acte il existe une classification.

  Fatwa au sujet de la « Danse » des Soufis
  Par Shaykh Ahmad ibn Muhammad ibn Ajibah al-Hasani [1]

La chant spirituel

 

Si le Samâ‘ ou «l'auditionspirituelle » ou «le chant soufi » ou encore « Qasâïd » est un vin donts'abreuvent les esprits, les oreilles sont autant de coupes servant à cetteivresse divine. Le prophète Abraham auquel l'ange apporta l'annonce de sonagrément au sein de l'amitié intime auprès de Dieu, dansa de joie et surtoutd'ivresse spirituelle. A travers ce modèle prophétique, la tradition fondecette pratique sur ce geste immémorial survenu à la suite de la Visite del'Ange.

Le mouvement qui peut accompagner le Dhikr est apprécié, parce qu’il stimule le corps dans l’accomplissement du rituel de l’invocation. Il est légalement permis ; la preuve en a été donnée par l’Imam Ahmad dans son Musnid et al-Hâfiz al-Muqaddasî d’après ce témoignage de Anas:


« Les abyssins dansaient devant l’Envoyé de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui) en disant dans leur langue:

- Mohammed est un serviteur (de Dieu) vertueux.

- Que disent-ils ? demanda le Prophète.