C’est à travers une longue succession d’éducateurs spirituels que la Tariqa al Qadiriyya s’est développée au Maroc. Plusieurs gnostiques vont à travers les siècles revivifier la tariqa al Qadiriyya qui va successivement adopter leur nom.

 Le premier d’entre eux est Abû’l-Hassan al-Shadili, disciple de ‘Abd al Salam Ibn Mashish dont l’enseignement remonte à Sidi Bû Madyan. Il est né près de Ceuta en 593/1193. L’influence de sa tariqa, connue sous le nom de Shadiliyya, s’est étendue de l’Afrique du Nord jusqu’au Hidjaz. Son enseignement soufi, essentiellement sunnite, s’inspirait de Jûnayd. Son deuxième successeur, Ibn ‘Atta Allah d’Alexandrie (mort en 709/1510) est l’auteur du fameux petit recueil de sagesses, les Hikam.

 

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Al Jurjani rapporte dans son « Kitab al Ta’rifat » (Livre des Définitions)que la générosité c’est : « dans l’aisance, de donner d’une manière désintéressée » et le généreux est donc celui qui « accorde un bienfait sans chercher de compensation. Cette générosité (karam) est le don fait opportunément de manière désintéressée. Quiconque accorde un bienfait dans un but intéressé ou pour ne pas encourir un blâme n’est pas généreux. »

Le célèbre hadith de Jibrîl transmis par ‘Omar ibn al-Khatâb est, distinguant les trois piliers de la religion, se termine par cette parole de l’Envoyé d’Allah ‘’ Jibrîl est venu vous enseigner votre religion.’’ (fa’annahu Jibril ‘âtakum ya’alamukum dînakum).
 
1- L’Islam

Il est le coté pratique, celui des actes concernant les ‘ibadat (actes cultuels), et les mu’âmalat (les relations). Son objet concerne les actes corporels et extérieurs ; c’est cela qui constitue la chari’ah et dont les spécialistes se nomment foqahas.


 

2- L’Iman ou la Foi
           
C’est la face concernant les convictions du coeur (al-’îtiqadî al-qalb) tels que la Foi en Allah, en ses anges, aux Livres, aux Envoyés, au jour dernier, aux décrets et aux arrêts divins (al qadâ wa-l qadar), quant aux spécialistes de ce domaine ce sont les savants en l’unicité divine (‘ulamâ’ al-tawahid).


 

3- Al-Ihsan

C’est la face spirituelle du coeur qui est définie par cette parole: ‘’Adore Allah comme si tu Le vois ; et si tu ne Le vois pas, Il te voit’’ (‘an ta’abuda Allah ka-annaka tarahu, fa-in lam takun tarahu, fa-innahu yarak). Et cela concerne les états spirituels (ahwâl) et les goûts intuitifs (adwaq), les stations de la connaissance, les sciences données [par Allah]. Ce domaine est celui de la Vérité (haqiqat) et les spécialistes de celui-ci sont les Soufis.

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La première mention d’une fête en relation avec la naissance du Prophète (S) date du VIè siècle de l’Hégire. Les historiens rapportent qu’à cette époque à la Mecque, il était de coutume de visiter la maison du Prophète (S) chaque lundi du mois de Rabi‘ Al-Awwal, parce que Sayyiduna Muhammad est né un lundi.

 

Il incombe à tous les musulmans et à toutes créatures de se réjouir de la Naissance du Prophète (S) car  il est "une miséricorde pour les univers".

Un verset du Coran dit : «Allah et Ses anges bénissent le Prophète. Ô vous les croyants ! Priez pour lui et appelez sur lui le salut. » (Al-Ahzab s.33, v.56).

Allah nous recommande de prier sur le Prophète (S), et ce verset mentionne le pluriel, en assemblée. L’emploi du terme « Ô les croyants » sous-entend que celui qui ne prie pas sur le Prophète (S) n’est pas complètement croyant.

 

La célébration du Mawlid permet d’accroître notre amour pour le Prophète (S). Un verset du Coran ordonne au Prophète (S) de proclamer son importance : «Dis-leur: Si vous aimez Allah, suivez-moi et Allah vous aimera et vous pardonnera vos péchés. » (s.3, v.31).

 

 La célébration du Mawlid an-Nabawi,

 

Selon les biographes du Prophète (S), de son vivant il appréciait les poètes qui faisaient son éloge (Ex.: Ali, Fatima, Abou Bakr, al-Abbas etc…). De nombreux savants ont donné leur avis concernant les bienfaits du Mawlid : Dans une fatwa restée célèbre, l’imam Suyuti écrit : « Célébrer l’anniversaire de la Naissance du Prophète pour se réunir, réciter des passages du Coran, raconter les histoires concernant la naissance du Prophète et les signes qui l’ont accompagné, servir de la nourriture, est une bonne innovation et celui qui y participe recevra une récompense parce que cela implique de vénérer le degré du Prophète et d’exprimer de la joie pour son honorable naissance ». Cependant, certains pensent encore que la commémoration de la naissance du Prophète (S) est une innovation blâmable (bid‘a dâlla).

 

 


Abou Hassan Chadili : « Accoutumer (tadrib) l’égo à la soumission (à Dieu) et le ramener aux lois divines ».


Zakaria Anssari : « Le soufisme est une science dont l’objet est, d’une part, la connaissance de la conscience et de ses états raffinés ; d’autre part l’acquisition de la rectitude des comportements et la gestion de l’activité, aussi bien extérieure qu’intérieure ; le but étant d’atteindre le bonheur éternel ».