Une Sainte révérée.

Elle était d’une des plus anciennes familles du Khurasan et fut mariée à un ascète persan réputé, Ahmad Khidruya (mort en 854), et l’aurait maintes fois guidé dans la voie mystique. Abu Yazid al Bistami chantait ses louanges et Dhul Nun al Misri cherchait auprès d’elle conseils sur des points doctrinaux.


Elle passait son temps en dévotions à la Mecque. Il est possible également qu’elle partit à Jerusalem quelques temps avant de revenir à la Mecque. Il n’y avait aucune femme comme elle en son temps.

Elle mourut à la Mecque en l’an 223 de l’Hégire, sur le chemin du petit pèlerinage (Umra).

Ses liens avec les plus grands Mystiques de son temps.



Il est dit que Dhul Nun refusa un jour un présent qu’elle lui avait envoyé, sous prétexte qu’accepter le cadeau d’une femme soufie était un signe d’humiliation et de faiblesse. Elle le blâma en ces termes : « Il n’est pas de soufi plus vil en ce monde que celui qui doute des intentions des autres. »

Abu Yazid al Bistami déclara n’avoir rencontré dans toute sa vie qu’un homme et une femme véritables, et elle était cette femme, qui, chaque station spirituelle qu’il lui mentionnait, répondait comme ceux qui l’ont eux mêmes goûtée.

On dit aussi que Dhu n-Nun l’aurait admirée à ce point qu’il déclara : « Je n’ai jamais rencontré personne de plus excellent qu’une femme que je vis à la Mecque qui portait le nom de Fatima de Nishapûr. Elle discourait merveilleusement sur les sujets relatifs au sens profond du Coran. » D’ailleurs, dans ses propres récits pédagogiques, apparaît souvent une femme inconnue (ou une jeune fille), éprise d’un immense amour pour Dieu, qui lui apprend à percevoir partout dans la nature les chants de louange à la gloire de Dieu. Il s'y référait même comme étant son « enseignante » (ustadhi).

Citations:



« Quand Allah ignore une personne, celle-ci erre sans but sur chaque mètre carré de la cité et déblatère inutilement avec chaque langue. Quand Allah n’ignore pas une personne, Il la réduit au silence sur tout sauf la Vérité et la force à Le considérer avec révérence et sincérité. »

« De nos jours, celui qui dit la vérité, tout comme celui qui est conscient de son Seigneu,r se trouve dans une mer démontée. Il s’adresse alors à Dieu par la prière de celui qui se noie et demande à son Seigneur de le sauver et de le secourir. »

« Celui qui agit pour la Face de Dieu tout en cherchant à Le contempler est un Connaissant (‘Arif) ; tandis que celui qui agit dans l’espoir qu’Allah le remarque est un croyant sincère (mukhlis). »
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