- Considérée comme l’une des grandes saintes de l’Islam, Rabi’a al-‘Adawiyya (m. 185H./801 J.C.) est la figure qui illustre par excellence la sensibilité de l’amour spirituel féminin. Elle fut parmi les autres saintes, celle qui a le plus exprimé son Amour pour Le Seigneur par ses actes, ses paroles et ses poèmes.

- Elle refusa la demande en mariage, faite par de riches et pieuses personnes, et mena une vie de célibat consacrée exclusivement à la dévotion, à la contemplation et au pur Amour de Dieu. Et en ce sens, elle contribua grandement à l’apparition de cette piété féminine qui allait marquer de son empreinte toute la postérité.

- Grâce à ses nombreux disciples, son rayonnement spirituel demeure vivace et son expérience personnelle continue de susciter bien des vocations jusqu’à nos jours. Ces disciples ont su transmettre sa doctrine d’Amour que résume cette confidence de Rabi’a :

« Mon Dieu, si je T’adore par crainte de Ton Enfer, brûle-moi dans ses flammes, et si je T’adore par crainte de Ton Paradis, prive m’en. Je ne T’adore, Seigneur, que pour Toi. Car Tu mérites l’adoration. alors ne me refuse pas la contemplation de Ta Face majestueuse ».


Notre dame bénie et purifiée, As-Sayyidah Nafîsah naquit en 145 A.H. Son père est Abû Muhammad Al-Hasan Al-Anwar Ibn Zayd Al-Abladj Ibn Al-Hasan - le petit-fils du Messager- Ibn `Alî Ibn Abî Tâlib Ash-Sharîf Al-Murtada, qu'Allâh soit satisfait d'eux.

As-Sayyidah Nafîsah grandit dans un milieu imprégné de la bénédiction du Noble Messager, notre bien-aimé Muhammad. Elle passa ses premières années à la Mecque entourée de soins et du respect qui lui sont dus, puis, âgée de cinq ans, son père l'emmena à Médine. Il commença alors à lui prendre ce dont elle avait besoin pour sa vie ici-bas et pour l'au-delà et elle partait à la mosquée du Messager pour écouter les savants du hadîth et pour apprendre la jurisprudence par les jurisconsultes.

A l'âge de seize ans, elle épousa Ishâq Al-Mu'taman Ibn Ja`far As-Sâdiq Ibn Muhammad Al-Bâqir Ibn `Alî Zayn Al-`Âbidîn Ibn (Abî Ash-Shuhadâ') l'Imâm Al-Husayn, paix sur lui. Ishâq fut un homme pieux, connu pour sa rectitude, sa bonté et sa générosité. Elle eut de lui deux enfants : Al-Qâsim et Umm Kulthûm. Dans une maison honorée, au sein d'une famille qu'Allâh a purifiée, As-Sayyidah Nafîsah est venue au monde.

 Il y a quelques jours, la France célébrait la journée de la femme, grande journée intégralement consacrée aux femmes de tous âges, de toutes contrées et de toutes croyances...

Qu'il est triste que sur trois cent soixante cinq jours chaque année, on ne compte qu'une seule journée d'hommage aux femmes, celles qui sont nos mères, nos soeurs, nos épouses !

A cette occasion un savant contemporain annonçait :
"en islam, chaque journée est une journée de la femme, notre vie entière est hommage aux grandes figures féminines qui ont fondé notre existence !"

Un cheikh soufi recommande souvent quant à lui :
« Prenez soin des femmes. Dieu est auprès d’elles. Le prophète Mohammad (que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui) donne son intercession en premier lieu aux femmes. Il intercède d’abord pour nos soeurs, nos mères, nos épouses. »

Il faut savoir que l'islam a beaucoup apporté à la femme, tant en ce qui concernait son statut social que son honneur, sa dignité, sa protection.


C'était le moment, avant que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ne commence à recevoir la Révélation, où sa sœur aînée, Zayneb, épousa son cousin al-`Âs Ibn Ar-Rabî`ah. Puis suivit le mariage de ses deux autres sœurs, Ruqayyah et Umm Kulthum, avec les fils d'Abu Lahab, l'oncle paternel du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Abu Lahab ainsi que sa femme Umm Jamil étaient devenus des ennemis jurés du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) au tout début de sa mission publique.