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Sagesses et leçons du récit de l’ouverture de sa poitrine[1] 

 

     1- Le grand savant Ibn al-Munayyar a dit : « L’ouverture de sa poitrine – sur lui la grâce et la paix – et sa capacité à endurer cela est du même ordre que l’épreuve que Dieu infligea à celui qui fut offert en sacrifice[2] et qui endura celle-ci. Ce fut même plus pénible et plus éprouvant car le sacrifice ne fut que symbolique, tandis que l’ouverture de la poitrine s’est effectivement réalisée. De plus, elle s’est répétée à plusieurs reprises et s’est produite quand il était petit, orphelin et loin des siens.

 

 

La « science de la certitude » est ce qui résulte de la démonstration (burhan)

La « vision de la certitude » est ce qui résulte du dévoilement (kashf) et de l'évidence (bayan)

La « vérité de la certitude » est ce qui résulte de la vision contemplative et essentielle (shuhud wa iyan)

La science de la certitude est réservée aux intellectuels parmi les croyants ; la vision de la certitude appartient à ceux qui sont dotés d'intuitions mystiques parmi les aspirants à la vision directe ; et le vérité de la certitude appartient à ceux qui sont enracinés et fermement établis dans la station de l'excellence.

On peut illustrer cette gradation par une comparaison : l'homme qui aurait entendu parler de la Mecque sans l'avoir jamais vue sait, par la science de la certitude, que cette ville existe ; puis, lorsqu'il s'en approche et l'aperçoit, mais sans y pénétrer, il acquiert la vision de la certitude ; enfin lorsqu'il entre dans la ville, en découvre les rues et les sites, il possède la vérité de la certitude.

Ainsi en est-il pour la connaissance du Vrai – Exalté soit-il !: les gens du voile cherchent des indications qui les mènent à la science de la certitude ; les gens du voyage parmi ceux qui aspirent à l'extinction dans l'Essence obtiennent la vision de la certitude au moment où ils sont illuminés par les lumières du monde spirituel et où les ténèbres des formes sensibles se retirent d'eux ; ils demeurent néanmoins dans la stupéfaction de l'extinction, sans s'établir durablement dans la vue du Vrai.

Quand enfin cette vue les saisit à jamais et qu'ils s'enracinent solidement dans la connaissance, ils obtiennent la vérité de certitude : c'est alors le bienfait suprême et le comble de la béatitude.

Que Dieu nous accorde la grâce de compter parmi ces favorisés !

 

In "L'ascension du regard vers les réalités du soufisme" de Ibn Ajiba

 

jardin d'une mosquée

La demeure du goût spirituel

 

Le goût (al-dhawq) est l'appréciation par le sens intérieur et extérieur de ce qui est convenable et de ce qui est incompatible. Mais il faut noter que ce terme n'est pas entendu au sens gustatif dans la langue du Coran et celle des arabes.

 

Il est rapporté dans les recueils de hadiths authentiques que le Prophète (que la paix et la bénédiction soit sur lui) a dit :

"Goûte à la nourriture de la foi celui qui agrée Dieu comme Seigneur, l'Islam comme religion et Mohammed comme messager."

Il a donc indiqué que la foi a une saveur et que le coeur la goûte comme la bouche goûte la nourriture et la boisson.

 

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La patience : ses vertus et ses mérites

Allah – exalté soit-Il – dit : «  Nous vous éprouverons quelque peu par la faim, la peur, la perte de vos biens et de vos récoltes et dans vos personnes ; et annonce la bonne nouvelle à ceux qui sont constants. Ceux qui lorsqu’un drame s’abat sur eux disent : nous appartenons à Allah et c’est cers Lui que nous retournerons. Ceux-là, les bénédictions et la Miséricorde d’Allah se répandent sur eux et ils sont les biens guidés » (Al Baqara 155 à 157)

D’après Abou Horeira – qu’Allah l’agrée – le Prophète (bénédictions et salut sur lui) a dit : « Celui à qui Allah veut du bien, Il le met à l’épreuve. » (rapporté par Al Boukhari)

D’après Abou Horeira – qu’Allah l’agrée – le Prophète (bénédictions et salut sur lui) a dit aussi : « Les malheurs ne cesseront d’atteindre le croyant et la croyante dans leur personne, leurs enfants et leurs biens, jusqu’à ce qu’ils rencontrent Allah absous de tout péché. » (rapporté par Thirmidi)

et aussi «  Tout ce qui afflige le musulman qu’il s’agisse de fatigue, de maladie, de soucis, d’affliction, de préjudice et de peines , y compris, l’épine qui le blesse seront autant de raisons pour qu’Allah efface ses péchés. »

 

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Sache – qu’Allah te secoure ! - que le jeûne, c’est l’abstinence et l’exaltation. On dit du jour qu’il «jeûne» (sâma) lorsqu’il culmine. Imru-l-Qays a dit: «Lorsque le jour s’éloigne et jeûne», c’est-à-dire lorsqu’il atteint son sommet. Le jeûne a été appelé ainsi parce qu’il s’élève en degré au-dessus de toutes les autres oeuvres d’adoration. Il l’a élevé -gloire à Sa transcendance - en niant toute ressemblance entre lui et ces oeuvres.» Nasâ’î rapporte cette parole d’Abû Umâma : «Je m’approchai de l’Envoyé d’Allâh (saw) et lui dis : «Donne-moi un ordre que je prendrai directement de toi !» Il répondit: «Adonne-toi au jeûne, car il n’a pas de semblable». Le Très-Haut a dit à Son propre sujet : «Rien ne Lui est semblable». Le jeûne n’est pas un acte mais l’abandon d’un acte. La négation de toute ressemblance est elle-même un attribut négatif, ce qui renforce l’analogie entre le jeûne et Allah.