Dix préceptes constituent la règle du corps:

  • Accomplir les obligations légales;
  • Éviter les interdits;
  • Être modeste à Dieu;
  • S'abstenir d'offenser les frères;
  • Guider le vertueux et le libertin;
  • Solliciter le pardon;
  • Réclamer le consentement de Dieu dans toutes ses affaires;
  • Délaisser la colère, l'orgueil, l'outrage et la dispute qui engendre l'hostilité;
  • Être son propre conseil ;
  • Se préparer à la mort.


Toute la Louange à Celui qui permit à la mort de briser les cous des puissants; et de briser les dos des briseurs et des forts. Par elle, Il coupe court aux aspirations des Caesars qui n'ont pas considéré leurs aspirations [démesurées] à la lumière du rappel de la mort, et la détestaient.

Ils restèrent négligents jusqu'à ce que la promesse d'Allah se réalise et les précipite au fond du gouffre. Ils furent délogés de leurs palais et jetés dans leurs tombeaux. Ils furent tirés des lumières éclatantes des lustres jusque dans les ténèbres de leurs sépulcres. Ils furent interrompus au cours de leurs jeux avec leurs enfants pour être mis dans le terrifiant voisinage des vermines et des vers.

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La sincérité, c'est faire abstraction des exigences de l'âme; Lorsqu'on s'oriente vers Dieu le Très-Haut et ne compter que sur la sérénité de la certitude: ou, faire coïncider l'extérieur et l'intérieur dans les paroles, les actes et le comportement; ou tenir toujours jalousement gardés les secrets du miséricordieux.

En brève, c'est l'état de l'âme purifiée de toute préoccupation étrangère. La différence entre la sincérité et la pureté d'intention est que cette dernière empêche le péché d'association manifesté ou cacher, tandis que la sincérité annule l'hypocrisie et la complaisance trompeuse en toutes choses.

Pour illustré le rapport entre la sincérité et la pureté d'intention, on peut dire que la première est comme le lavage à l'issue duquel l'or se trouve débarrassé de sa gangue: elle préserve l'intention pure des atteinte de l'hypocrisie et la purifie du trouble de l'illusion. L'homme pure d'intention, en effet, n'est pas a l'abri des complaisance de l'âme et des sollicitation de la passion, à la différence de l'homme sincère qui, lui, chasse les complaisances trompeuses et dissipe les sollicitations; car nul ne respire le parfum de la sincérité qui se trompe lui même, ou trompe autrui, dans les petites ou grande choses.

 

C’est le martyr de la voie de la vérité.

Originaire de Beïza, dans la province de Chiraz. Il avait été élevé à Vaciet. Il resta pendant deux ans au service d’Abdou Allah Techteri. A huit ans il se rendit à Bagdad puis à Basra, où il resta au service de Omar Ben Osman Mekki. Abou Ya’qub Aqta’ ayant donné sa fille en mariage à Mansour, Omar Ben Osman en conçut du ressentiment contre celui-ci, qui alors quitta Basra pour Bagdad, où Djuneïd le fit vivre en retraite. Au bout de quelques temps, il partit pour la Ke’abah, dont il devint un visiteur assidu. Puis il retourna à Bagdad, où Djuneïd le recueillit dans sa maison. Comme Mansour lui posait des questions sur plusieurs points obscurs et difficiles, Djuneïd lui dit : « Ô Mansour ! il n’est pas loin le temps où tu feras rougir la tête du gibet.


Le jour où je ferais rougir la tête du gibet ? répondit Mansour.
Tu rejetteras le vêtement du derviche pour celui du commun des hommes. »

 


L’envoyé de dieu disait encore : « il y a dans ma communauté un homme qui, au jour de la résurrection, présentera pour mes fidèles dont le nombre égalera celui des poils des moutons de Rebi’a et de Modhar » (les moutons dont les masses est les plus épaisses et les plus nombreuses que celles des moutons des autres tribus arabes).