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 Le cheikh Darqawi qui a vécu au XIXème siècle au Maroc dans la lettre 232 de ses lettres au Prophète a dit :

L'authentique pierre philosophale - ô aspirant -, celle qui transforme véritablement les êtres, celle par laquelle l'homme peut maîtriser son ego, les hommes et les djinns, est inconnaissable par le seul mental et elle apporte le bien en ce monde et dans l'Autre. Elle est constituée par ce que nous a apporté l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction sur lui) par ce verset : " Ce que l'Envoyé vous apporte , prenez-le, et ce qu'il vous interdit, abandonnez-le" (Coran 59, 7)

jardin d'une mosquée

La demeure du goût spirituel

 

Le goût (al-dhawq) est l'appréciation par le sens intérieur et extérieur de ce qui est convenable et de ce qui est incompatible. Mais il faut noter que ce terme n'est pas entendu au sens gustatif dans la langue du Coran et celle des arabes.

 

Il est rapporté dans les recueils de hadiths authentiques que le Prophète (que la paix et la bénédiction soit sur lui) a dit :

"Goûte à la nourriture de la foi celui qui agrée Dieu comme Seigneur, l'Islam comme religion et Mohammed comme messager."

Il a donc indiqué que la foi a une saveur et que le coeur la goûte comme la bouche goûte la nourriture et la boisson.

 

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Sagesse céleste: commentaires des Hikam par Cheikh al 'Alawi (Editions La Caravane)

Titre original:  Al-Mawâdd al-ghaythiyya an-nâshi’a ‘an al-hikam al-ghawthiyya « Les substances célestes extraites des aphorismes de sagesse de l’intercesseur divin ».

 

 

 

Les Mawâdd al-ghaythiyya an-nâshi’a ‘an al-hikam al-ghawthiyya sont l’œuvre la plus volumineuse du cheikh al-‘Alawî et constituent un authentique traité de soufisme contemporain à destination de ses disciples et, plus généralement, des adeptes de cette tarîqa d’origine shâdhilî. Cet ouvrage est un commentaire des hikam de Sîdî Abû Madyan (mort en 594/1198), le célèbre soufi originaire de Séville et enterré à proximité de Tlemcen, en Algérie.

 

 

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Shaykh al-’arabî al-Darqâwî. Lettres sur la voie spirituelle 

 

 

 Cet ouvrage représente environ la moitié du texte complet des « Rasâ’il », et vient compléter deux autres ouvrages: l'un publié en 1978 sous le titre « Lettres d’un maître soufi », qui constituait la première traduction en langue française par Titus Burckhardt et publié aux éditions Archè Milano, de quelques lettres du Shaykh al-‘Arabî al-Darqawî; l'autre traduit de l’arabe et annoté par M. Chabry et publié aux éditions La Caravane.