L’innovation correspond à tout ce qui a été introduit dans la religion après le décès du Prophète paix et salut sur lui.

Cependant celle-ci peut être positive ou négative selon qu’elle apporte un bienfait à la communauté musulmane ou non selon le hadith du Prophète paix et salut sur lui :


« Quiconque introduit dans l’Islam une pratique (sunna) louable en retirera une double récompense : la première pour l’avoir introduite et la seconde par la somme des récompenses acquises par ceux qui l’auront imité. Mais quiconque introduit dans l’Islam une pratique mauvaise se verra pénalisé d’une double faute : La première pour avoir introduit cette pratique et la seconde constituée par l’ensemble des fautes commises par ceux qui l’auront imité » Rapporté par Muslim.

Al Izz Abd Salam (577H-660H), surnommé le sultan des savants, a établi une classification des innovations, approuvée par de grands savants comme l’imam An-nawawi ou l’imam Suyuti.

Il distingue en effet l’innovation interdite, détestable, permise, recommandée et obligatoire.

Un exemple d’innovation interdite est l’introduction du principe de libre-arbitre par certains théologiens musulmans ce qui est en contradiction avec l’enseignement coranique et Prophétique.

L’innovation détestable est par exemple le fait de mener une vie matérielle extravagante avec des dépenses démesurées. Ceci n’est pas interdit mais reste simplement détestable.

L’innovation permise est par exemple l’utilisation du chapelet pour invoquer Allah car son utilisation est nécessaire si l’on souhaite invoquer un certain nombre défini.

Une innovation peut par contre être recommandée comme la prière des Tarawih pendant le Ramadan introduite par le Compagnon du Prophète paix et salut sur lui Sayyiduna Omar Ibn Al-Khattab qu’Allah l’agrée.

L’innovation obligatoire est par exemple la compilation du Coran par le Calife Uthman dans le but de préserver le Coran qui aurait pu se perdre avec le décès des compagnons.

Ainsi, pour résumer, tout acte innovant doit être étudié et non pas systématiquement rejeté pour la simple raison qu’il n’a pas été accompli à l’époque du Prophète paix et salut sur lui. Comme dirait l’Imam Shafii, « Il existe deux types d’innovations : les innovations réprouvées et celles qui sont autorisées. Les innovations conformes à la Sunna sont autorisées, mais celles qui la contredisent sont réprouvées ».

Au Nom du Clément Miséricordieux
Testament béni

Louanges à Allah Seigneur des mondes, et prière et paix sur Seyyiduna Muhammad le prophète fidèle et respectueux du dépôt, la miséricorde offerte aux mondes, le meilleur guide jusqu’au jour de la résurrection et du jugement ; sur sa famille et sa descendance purifiées, et qu’Allah agrée tous les savants consciencieux qui invoquent Allah abondamment parmi le nombre (multitude d’élus) autorisé (par Allah) et le groupe des héritiers (muhammadiens).

La voie qui guide vers Allah, et le chemin qui mène vers Lui par l’enseignement de l’invocation est – chez les gnostiques (connaisseurs) à travers toutes ses stations – la voie la plus droite et l’itinéraire le plus clair, elle est chez ceux qui ont goûté les délices de la foi, la plus grande guidance et la plus réussie des méthodes.

C’est dans la voie que se dissipe les voiles des cœurs de ceux qui s’y apparentent, et où les ennuis disparaissent . C’est par la voie qu’on atteint, dans l’enceinte de la Subtilité (Bienveillance) et la Protection, les stations des purs.
C’est à travers elle qu’on parvient à la science qui permet d’adorer Allah véritablement avec une sincérité (culte sincère) épurée des tracas.
Après tout ce qui est au-delà (après), jusqu’à l’infini, il n’y a d’existence que pour Allah, et avant tout ce qui précède (est avant), jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de connaissance (conscience), il n’y a d’existence que pour Allah.

Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournerons.

Ibn ‘Abbâs, que Dieu les agrée tous les deux (Ibn ‘Abbâs et son père), rapporte : « Quelqu’un demanda : « Ô Prophète, quelle est la meilleure personne auprès de laquelle on s’assoit ? » Il dit : « Celui dont la vue vous rappelle Dieu, dont les paroles ajoutent à votre science et dont les actes vous rappellent l’au-delà. » » rapporté par Abou Ya'lâ à  travers une chaîne authentique.

Ce hadîth s'applique parfaitement au maître spirituel Sidi Hamza al Qadiri comme nous l'avons bien connu qui a rejoint son Seigneur et bien aimé aujourd'hui à l'aube.

Sidi Hadj Hamza Al Qadiri fils de Sidi Al 'Abbâs petit fils du grand Mudjâhid Sidi Al Haj Al Mukhtâr a réuni en lui la noble lignée spirituelle qui remonte au Prophète Sidna Muhammad (paix et salut sur lui) , la transmission du secret de l'éducation spirituelle éclairée et équilibrée et la science religieuse authentique. 

Nous l'avons connu humble, aimant et respectueux scrupuleusement de la loi de Dieu. Les grands savants du monde musulmans sont venus "apprendre" de lui, nous nous rappelons du grand Muhaddith Sidi Abdelaziz Ibn Seddiq qui est venu prendre de lui la Voie, des grands savants d'Al Qarawiyyine, de Zaytouna , d'Al Azhar (tout récemment pendant ce dernier Mawlid Dr Yousri Jabr) et d'autres sommités qui ont tous témoigné de ses vertus et de ses valeurs nobles...

Il incarnait ce bel Islam d'Amour, de respect de l'autre et de paix dont nous avons grand besoin en ces temps troubles..."Ses Livres sont ses disciples". Il a éduqué plusieurs générations et les a amené vers le chemin du repentir sincère,du détachement de tout ce qui n'est pas Dieu et de l'Amour pur pour Dieu ,  Son Prophète (paix et salut sur lui) et même de toutes les créatures.  Parmi ses belles sagesses qui ont transformé notre vie: "Quand le coeur du disciple se purifie et s'illumine par l'invocation d'Allah, il ne voit dans le monde manifeste que Sa beauté, les créatures sont en réalité la porte et le voile". Il nous rappellait constament la nécéssité de purifier nos intentions (Ikhlâs) pour Allah," adore Allah comme si tu le voyais car certes si tu ne le vois pas, Lui te voit!"

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L’état de servitude (al-ubu?diyya)

 

 

 

 

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« Et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la certitude ! » [Sourate al-?ijr, 15:99].

 


      Al-
ubu?diyya désigne d’une manière générale l’état de servitude caractéristique de la condition d’être créé et opposé à l’état de Seigneurie (rubu?biyya) qui appartient au seul Créateur (al-rabb). L’imam Qushayri? (m. 465/1074) et l’imam Ibn Aji?ba (m. 1224/1809) distinguent tous deux trois degrés dans l’état de servitude.

     C’est ainsi que l’imam Qushayri? rapporte la parole suivante du maître Abu? Ali? al-Daqqa?q: « L’obédience (ou la servitude) est plus complète que l’observance (iba?da). Le premier degré est l’observance (iba?da), le deuxième l’obédience (ubu?diyya), et le troisième la dévotion (ubu?da). La iba?da est pour le vulgaire, la ubu?diyya est pour l’élite, et la ubu?da est pour les élus de l’élite. » Il a dit également : « La iba?da est pour ceux qui possèdent la science de la certitude, la  ubu?diyya est pour ceux qui possèdent l’œil de la certitude, et la ubu?da est pour ceux qui possèdent la réalité de la certitude. »