« L’origine en toute chose est la licéité (le statut par défaut est le statut licite), sauf s’il y a un texte (du Coran ou de la Sunna ) qui dit le contraire ou s’il y a un préjudice du à cette chose. »

En parlant du Prophète (paix et salut sur lui), Allah dit dans le Coran :
«Nous ne t'avons envoyé que par miséricorde pour les univers.»[1]
Dieu dit aussi dans le Coran: « De la grâce d’Allah et de Sa miséricorde qu'ils se réjouissent donc !»[2]. Il incombe donc à tous les musulmans et au-delà à toutes les créatures de se réjouir de la Naissance du Prophète (paix et salut sur lui) qui est la miséricorde pour les univers.

La chant spirituel

 

Si le Samâ‘ ou «l'auditionspirituelle » ou «le chant soufi » ou encore « Qasâïd » est un vin donts'abreuvent les esprits, les oreilles sont autant de coupes servant à cetteivresse divine. Le prophète Abraham auquel l'ange apporta l'annonce de sonagrément au sein de l'amitié intime auprès de Dieu, dansa de joie et surtoutd'ivresse spirituelle. A travers ce modèle prophétique, la tradition fondecette pratique sur ce geste immémorial survenu à la suite de la Visite del'Ange.

Le mouvement qui peut accompagner le Dhikr est apprécié, parce qu’il stimule le corps dans l’accomplissement du rituel de l’invocation. Il est légalement permis ; la preuve en a été donnée par l’Imam Ahmad dans son Musnid et al-Hâfiz al-Muqaddasî d’après ce témoignage de Anas:


« Les abyssins dansaient devant l’Envoyé de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui) en disant dans leur langue:

- Mohammed est un serviteur (de Dieu) vertueux.

- Que disent-ils ? demanda le Prophète.

    On voit souvent des frères et sœurs condamnés de façon ferme la danse (des soufis) (Hadra, Wajd,Raqs) en disant que celle-ci est   haram.
    Avec cette fatwa du cheikh Ibn 'Ajiba nous remarquons, avec hadiths et paroles de grands savants à l'appui, qu'il faut différencier différents types de danses et que toutes danses ne sont pas forcément haram, et comme chaque acte il existe une classification.

  Fatwa au sujet de la « Danse » des Soufis
  Par Shaykh Ahmad ibn Muhammad ibn Ajibah al-Hasani [1]

L’invocation de Dieu (Dhikr), l’une des piliers de l’éducation soufie


Le Dhikr a été cité quatre vingt trois fois dans le Coran : il comprend la lecture régulière du Coran, la prière sur le Prophète[1] (paix et salut sur lui) et le tasbîh(l’invocation par les différentes formules)[2].

En ce qui concerne l’invocation par les différentes formules dont la plus importante est « Lâ Ilâha illa Allah » on peut citer les versets suivants qui incitent le croyant à invoquer Dieu abondamment :

« Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent (s’apaisent) à l’invocation d’Allah, n’est-ce point par l’invocation d’Allah que se tranquillisent (s’apaisent) les cœurs »[3].

«O, vous qui croyez ! Invoquez Allah d’une façon abondante »[4].

« La prière éloigne l’homme de la turpitude et des actions blâmables, mais l’invocation du nom de Dieu est ce qu’il y a de plus grand »[5].


L’invocation de Dieu (Lâ Ilâha illa Allah) a une importance capitale pour l'aspirant vers Dieu qui souhaite purifier son cœur et atteindre par là le degré d'excellence (Ihsân) : l’invocation aide le croyant à mieux accomplir les actes d’obligation comme la prière rituelle ou le jeûne car il permet d’acquérir une présence avec Dieu et d’atteindre un éveil de la conscience qui éloigne des péchés et des mauvaises pensées : le Dhikr agit en effet sur le cœur en le polissant et en le purifiant.


Le prophète (paix et salut sur lui) dit : « Les cœurs se rouillent comme se rouille le fer ». Un compagnon dit alors : « comment les polir ? », et le prophète (paix et salut sur lui) répondit : « par l’invocation avec la formule « Lâ Ilâha ila Allah » et le rappel de la mort ».