Sidi Boumediene Qadiri Boutchich (1873-1955), fils de sidi al-Menwar, fils de sidi Mokhtar Qadiri Boutchich le Grand ou le Second (m. vers 1852), cousin germain de sidi Mokhtar Qadiri Boutchich (1853-1914), troisième du nom, est né au lieu dit Tarharabt, dans la zone de Taghjirt, au nord-est du Maroc, à proximité de la frontière algérienne.

 

Il a fait sa scolarité à Madagh et y a pris l’enseignement Qadiri des mains de son cousin, Sidi Mokhtar le troisième, dans le courant des années 1900. Il était à ses côtés en 1907, dans la résistance contre la pénétration de l’armée française dirigée par le maréchal Lyautey.

 C’est auprès de Sidi Hamza al Qâdiri al Boutchichi, cheikh actuel de la tarîqa, qu’il faut recueillir les prémices de sa quête :

 C’est à travers une longue succession d’éducateurs spirituels que la Tariqa al Qadiriyya s’est développée au Maroc. Plusieurs gnostiques vont à travers les siècles revivifier la tariqa al Qadiriyya qui va successivement adopter leur nom.

 Le premier d’entre eux est Abû’l-Hassan al-Shadili, disciple de ‘Abd al Salam Ibn Mashish dont l’enseignement remonte à Sidi Bû Madyan. Il est né près de Ceuta en 593/1193. L’influence de sa tariqa, connue sous le nom de Shadiliyya, s’est étendue de l’Afrique du Nord jusqu’au Hidjaz. Son enseignement soufi, essentiellement sunnite, s’inspirait de Jûnayd. Son deuxième successeur, Ibn ‘Atta Allah d’Alexandrie (mort en 709/1510) est l’auteur du fameux petit recueil de sagesses, les Hikam.

 

Le musulman est le frère du musulman, ils se doivent tous, selon un hadith bien connu, d'être comme les membres d'un seul corps : si un membre souffre, tous les autres membres lui doivent solidarité et soutien.

Quelque soient leurs tendances, leurs doctrines, leurs origines, ou leurs cultures, les musulmans doivent veiller à l'union, l'entente entre eux et l'entraide. Le respect des opinions et des convictions des autres est la règle d'or en Islam. Les musulmans doivent ainsi travailler en commun et être solidaire dans un esprit d'amour et de fraternité, ceci pour le bien de la communauté et de l'humanité.

Favoriser l’entente entre les musulmans est une action des plus méritoires en islam, en ce sens même la parole mensongère est licite pour réconcilier deux personnes !

 

Le rayonnement et la lumière éclatante de son visage



par l'Imam Abdallah Sirajjudin al-Huseyn



Parmi tous les hommes, le Prophète (salallahu ’alaihi wa salam) avait le plus beau et le plus lumineux des visages. Tous les compagnons qui l’ont décrit s'accordent à dire que son visage était lumineux et rayonnant, resplendissant de lumière et de pur éclat. Certains comparent la brillance de son visage à la lumière émise par le soleil, d'autres la comparent à la lune. Et d'autres encore faisaient le rapprochement entre l’éclat de son visage aux rayons de la lune. Tous confirment donc l'éclat de son visage et sa lumière extrêmement vive.

Nous allons maintenant examiner cette évidence à la lumière de ces hadiths :

Tirmidhi rapporta que Abu Hurayra dit : « Je n'ai jamais vu de personnes aussi magnifique que le Messager de Dieu; c'était comme si le soleil brillait depuis son visage. » [1]

L'imam Ghazali a dit : Et ils avaient pour habitude de dire : « Il est comme son compagnon Abu Bakr (radhiAllahu ‘anhu) l'a décrit :

« Honnête, l'élu qui appela vers la Bonté
Tel les rayons de lune lorsqu'elle pénètre l'obscurité »



Et selon Abi 'Ubayda ibn Muhammad Ibn 'Ammar ibn Yasir, qui a dit : « J’ai dit à Rubayyi’ bint Mu'awwidh : « Décris-moi le Messager de Dieu.» Elle répondit : « Oh mon fils, si tu avais pu le voir, tu aurais vu le soleil levant. » [2]

Tirmidhi rapporta le hadith de Hind ibn Abi Hala, sous l'autorité de Al Hassan ibn 'Ali qui a dit : « Je demandais à mon oncle Hind ibn Abi Hala, qui était particulièrement doué pour décrire les gens, en ce qui concerne la beauté du prophète, espérant qu'il me le décrive de façon ç ce que je puisse m’en faire une représentation que je pourrais chérir, puis il me répondit : « Le messager de Dieu était doté de grands et nobles attributs, et était honoré pour cela par les autres, son visage brillait comme la pleine lune… » comme ce sera dit dans le hadith que je mentionnerai plus tard.

Et sous l'autorité de Ibn Samra qui dit : « J'ai vu le Messager de Dieu, une nuit de pleine lune, et il portait un châle rouge. Je me mis à regarder successivement la lune et lui, et il était encore plus beau que la lune. » [3]

Et selon Abi Ishaq al Sabi'i qui a dit : « Un homme demanda a Al Barra ibn 'Azib si le visage du Messager de Dieu était similaire à une épée. Il répondit : « Non, il était tel la lune. » [4]

Et Muslim rapporte selon Jabir ibn Samra qu'un homme demanda : Est-ce que le visage du Prophète était tel une épée ? Jabir répondit : « Non, il était comme le soleil, et la lune, il était rond. »

Et nous trouvons dans le sahih de Bukhari ce que Ka'b ibn Malek narra ainsi : « Quand le prophète était ravi son visage s'illuminait comme un quartier de lune »

Et Al Bayhaqi narra sous l'autorité de Abu Ishaq al Hamdani, qu'une femme de Hamdan a dit : « J'ai accompli le hajj avec le Messager de Dieu plusieurs fois. Une fois, je le vis sur son chameau faisant le tour de la Ka'aba, un bâton dans la main, portant deux pagnes rouges, ses cheveux atteignant presque ses épaules. Lorsqu'il passa près de la pierre noire, il la salua avec son bâton, puis la porta à sa bouche et l'embrassa. » Abu Ishaq lui dit : « Compare le (saws) avec quelque chose. » Elle répondit : « La lueur de la lune quand elle est pleine. Je n'avais jamais vu avant et ne vis jamais après lui quelqu'un de semblable. »

Lorsqu'il arriva à Médine, les habitants commencèrent à chanter :
Et la pleine lune s'est levé sur nous
Venant de la vallée de Wada’
La gratitude nous incombe à nous
Aussi longtemps que nous implorons Allah
Ô toi, qui été envoyé parmi nous
Tu es venu avec un ordre qui sera obéit.



Son visage rayonnant de lumière, dont débordaient pléthore de significations et de secrets, prouvait que c'était véritablement le Messager de Dieu.

Abdullah Ibn Salam dit : « Lorsque le prophète de Dieu entra pour la première fois à Médine, les gens se précipitèrent sur lui, et j'en faisais partie. Lorsque je vis son visage, et après l'avoir scruté je sus que ce n'était pas le visage d'un menteur-- mais plutôt le visage du maître des Messagers. La première chose que je l'ai entendue dire était : "Ô gens, répandez la paix et le salut parmi vous, nourrissez-vous les uns les autres et préservez les liens familiaux et priez la nuit lorsque les gens dorment ... et vous entrerez au Paradis en paix. » [5]

A cause de cela, Abdullah Ibn Rawaha dit :

S'il n'était pas venu avec des preuves claires,
Son apparence aurait suffi à vous communiquer le message divin.



Aisha a dit : « De tous les hommes, le prophète avait le plus joli visage et la couleur la claire. Nul ne le décrivait sans comparer son visage à la pleine lune. Les gouttes de sueur sur son visage étaient telles des perles et plus odorantes que le plus fort du musk. » [6]

Et sur ce point, Abu Talib dit :

Les nuages tiraient leur blancheur de son visage,
Le secours des orphelins, le protecteur des nécessiteux.



Ibn 'Asakir, Abu Na'im et Al Khatib dirent avec une chaîne de transmission bonne (hasan), selon 'Aisha qui a dit : « Une fois j'étais assise, je tissais du fil, et le Prophète (saws) réparait sa chaussure. Son front commençait à transpirer, et la lumière se dégageait de sa sudation. J'étais étonnée, et il dit : "Qu'est ce qui te met dans un tel état?" Je répliqua : " Ton front commença à transpirer et ta sudation dégageait une telle luminosité que si Abu Kabir al Hudhali t'avait vu, il t‘aurait trouvé plus digne du poême dans lequel il a dit :

Pure de toutes réminiscence menstruelles,
D’impureté d’enfantement, ou de dangereuses maladies,
Si tu voyais les traits de son visage,
Ils brillent avec l'éclat d’un étincelant nuage.



Ibn Abi Khaythima a dit : « Le prophète avait un front particulier. Lorsqu'il apparaissait derrière ses cheveux, ou entre ses cheveux, ou durant la nuit, ou lorsqu'il tourna son visage vers les gens, ce dernier était semblable à une lampe éclairée, brillant. Ils avaient l'habitude de dire. Il était comme le décrit le poète Hassan :

Quand il apparaissait dans la nuit noire,
Il brillait et scintillait tel une lampe enflammée,
Et qui a déjà été ou sera comme lui, Ahmad ?
Un moyen pour atteindre la vérité, un avertisseur pour les hérétiques.



Et les sunan de Al Daraqatni incluent le hadith de Tariq Ibn Abdullah, qui rapporte que Al Za'ina a dit : « Ne vous critiquez pas les uns les autres, car j'ai vu le visage d'un homme qui ne vous rabaisserait pas; je n'ai jamais vu d'homme ayant le visage comme la pleine lune, si ce n'est le sien, en parlant du Messager de Dieu. »

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Traduit du site www.marifah.net

source:
Abdullah Sirajjudin al-Husayni Muhammad rassu-Allah, Shama'il al Hamida Khisalat al-Majida (Maktaba dar al falah, Aleppo) p,19-24,


notes:
[1] Rapporté également par l'imam Ahmed, al Bayhaqqi, Ibn Hibban et Sa'ad

Lorsque le prophète était avec ses compagnons dans la mosquée à Médine, ,Amr ibn Salim al Khuza'i récita un poème pour lui apporter son soutien, après que les Quraysh rompirent le Pacte,

« Ô mon Seigneur, j'implore Muhammad, | Le serment ancien prêté par nos pères,
Tu étais un fils, et j'étais un père, | Alors je me suis soumis et je ne me suis jamais rétracté
Soit alors victorieux, qu’Allah t'y guide, | Et appelle les serviteurs de Dieu à venir en masse,
Le Messager de Dieu est parmi eux, Unique, | Avec la blancheur de la pleine lune au dessus de nos tête »



[2] Tirmidhi, al Bayhaqi et d'autres.

[3] Tirmidhi

[4] Bukhari et Tirmidhi

[5] Tirmidhi qui l'a déclaré authentique

[6] Abu Nu'aim et d'autres


Ce hadith sublime renferme des trésors de consolation cachés concernant l’amour détaché porté à ses frères et aux connaissants d’Allah. Il annonce la bonne nouvelle de les rejoindre avec un amour sincère.