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 A l’heure actuelle, peu de notions en islam ont été la cause de polémique autant que le concept de bida’, i-e innovation blâmable : rajouter à la religion des éléments qui n’existaient pas du temps du Prophète (S).

 Une parole prophétique très célèbre dit : « Faites attention aux choses nouvelles, car toute nouveauté est une innovation, et toute innovation est un égarement, et tout égarement mène à l’Enfer » (Abou Daoud)

Les savants ont dit que cette parole ne fait pas référence à l’ensemble des choses nouvelles sans restriction, mais seulement à celles dont la licéité, la validité, la permission n’est pas attestée par les textes sacrés (le Coran et la Sunna du Prophète (S)). L’expression « toute innovation » n’est pas à prendre dans un sens absolue.

 

Le célèbre hadith de Jibrîl transmis par ‘Omar ibn al-Khatâb est, distinguant les trois piliers de la religion, se termine par cette parole de l’Envoyé d’Allah ‘’ Jibrîl est venu vous enseigner votre religion.’’ (fa’annahu Jibril ‘âtakum ya’alamukum dînakum).
 
1- L’Islam

Il est le coté pratique, celui des actes concernant les ‘ibadat (actes cultuels), et les mu’âmalat (les relations). Son objet concerne les actes corporels et extérieurs ; c’est cela qui constitue la chari’ah et dont les spécialistes se nomment foqahas.


 

2- L’Iman ou la Foi
           
C’est la face concernant les convictions du coeur (al-’îtiqadî al-qalb) tels que la Foi en Allah, en ses anges, aux Livres, aux Envoyés, au jour dernier, aux décrets et aux arrêts divins (al qadâ wa-l qadar), quant aux spécialistes de ce domaine ce sont les savants en l’unicité divine (‘ulamâ’ al-tawahid).


 

3- Al-Ihsan

C’est la face spirituelle du coeur qui est définie par cette parole: ‘’Adore Allah comme si tu Le vois ; et si tu ne Le vois pas, Il te voit’’ (‘an ta’abuda Allah ka-annaka tarahu, fa-in lam takun tarahu, fa-innahu yarak). Et cela concerne les états spirituels (ahwâl) et les goûts intuitifs (adwaq), les stations de la connaissance, les sciences données [par Allah]. Ce domaine est celui de la Vérité (haqiqat) et les spécialistes de celui-ci sont les Soufis.

 "Salam alaykum mes chères sœurs et frères en dieu
Au début, dès mes premiers pas dans l’islam, comme de nombreux jeunes,
j’étais « contraint » à pratiquer ma religion. Ayant toujours le père derrière moi pour vérifier si mes prières étaient faîtes à l’heure prévue. De nombreuses personnes souvent d’origine maghrébine ont grandi dans ce climat salafiste. Beaucoup de gens se reconnaîtront donc à travers cette brève description qui paraît pour le moins un peu caricaturale mais qui ne l’est pas du tout à mon goût.


Abou Hassan Chadili : « Accoutumer (tadrib) l’égo à la soumission (à Dieu) et le ramener aux lois divines ».


Zakaria Anssari : « Le soufisme est une science dont l’objet est, d’une part, la connaissance de la conscience et de ses états raffinés ; d’autre part l’acquisition de la rectitude des comportements et la gestion de l’activité, aussi bien extérieure qu’intérieure ; le but étant d’atteindre le bonheur éternel ».


Le pacte avec le murshîd consiste en un acte d’allégeance avec le murshîd dans la voie de l’abandon des défauts de l’âme et le revêtement des attributs nobles (makarim akhlaq), ainsi que la réalisation du pilier de l’Ihsan (la pureté adorative et le bon comportement). Ce pacte est véritablement un engagement avec Allah, et il se fonde historiquement sur le serment prêté par les musulmans à Hudaybiyya (Bay’at-al-ridwân) au Prophète pour renouveler leur confiance et leur engagement dans la voie prophétique.