Dans cet article, dont nous avons publié la première partie la semaine dernière, M. El-Mustapha Azzam essaie de montrer certains des bienfaits du compagnonnage d’un maître vivant réalisé. Moins de trois ans après sa rencontre avec son Shaykh, Ibn Ajiba (1747-1809) va produire ses œuvres les plus remarquables parmi lesquelles les commentaires de la prière dite "mashishiya"

Dans cet article, l’auteur essaie de montrer certains des bienfaits inépuisables du compagnonnage d’un maître vivant réalisé. C’est moins de trois ans après sa rencontre avec son Shaykh, qu’Ibn Ajiba (1747-1809) va produire ses œuvres les plus remarquables parmi lesquelles les commentaires de la prière dite "mashishiya". On pourra sans peine reconnaître là les effets lumineux du compagnonnage spirituel qui confèrent aux écrits d’Ibn Ajiba une pertinence et une originalité incontestables.

 

Le soufisme est la science par laquelle on connaît les modalités du voyage vers le Roi des rois, c’est aussi la purification intérieure des vices et l’embellissement intérieur par toutes les vertus ; ou l’effacement de la créature, qu’elle soit éperdue dans la vision (shuhûd) de la Vérité (Dieu ; Al-Haqq), ou qu’il y ait retour vers le monde manifesté (al-athar) ; son début est science, son milieu action et sa fin don (de la part de Dieu ) : (IBN ‘AJÎBA Al-Hasanî Almaghribî)



Les stations qui caractérisent les Shuyukh (maîtres) : (à savoir qu’un maître d’éducation « Sheikh attarbiya » peut être dans toutes ces stations mais il doit nécessairement être un pôle (unique pour une époque) et que le Ghawth (le secours) est au dessus de toutes ces stations et est unique).

 

 

 

 

 

Mulây Abdelkâdir Al-Jilânî et Satan : le vrai miracle est le fait de se détacher du moi et d'avoir la certitude que Tout vient de Lui par Sa grâce et conformément à Sa loi

Un jour, alors que cet éminent maître et savant était assis avec ses disciples, un nuage lumineux dans le ciel apparut! Et une voix du ciel lui cria : « Je suis ton Seigneur, je suis satisfait de toi, je t'autorise tout, tu peux t'adonner à l'illicite ou t'interdire le licite »

 

Ce grand maître était anéantit en Dieu, son ego est mort (pour quelqu'un d'autre cela pourrait être une gloire pour lui et un témoignage de sa proximité, il ne posera même pas de questions et acceptera tout ce qui est annoncé par cette voix)…Mais, ce connaisseur sûr de lui, répondit aussitôt : « Dis : je suis Allah » , on n'entendit plus la voix un moment, et Moulay ‘Abdel qader continue : « Maudit sois tu, tu es Satan », le nuage devient noir, et la voix repris : « Tu as été sauvé par Ta science, ‘Abdel qader ! »

 

Un disciple posa alors la question : « Mais, mon maître comment tu as fait pour dévoiler la vérité de ce nuage et de cette voix ?»

 

‘Abdel qâdir répondit : « D'abord, personne parmi les créatures ne pourra se permettre de s'appeler par le Nom suprême d'Allah, sinon il sera brûlé : et le nuage n'a pas pu se prendre pour Allah, mais simplement pour un Seigneur (rabbun). Je me suis rappelé de même, grâce à Dieu du verset : « Ce n'est nullement le fait d'un être humain que Dieu lui adresse la parole si ce n'est par inspiration ou de derrière un écran (voile) ou qu'Il envoie un messager (l'Archange Gabriel) pour qu'il lui inspire avec Sa permission ce qu'Il veut : Coran Sourate 42, verset : 51 ». Enfin, Dieu n'aurait pas rendu licite ce qui est illicite ou illicite ce qui est licite. »

 

 

 

"Article paru dans le journal La Nouvelle Tribune (No 357 29/5/2003) Le compagnonnage dans l’enseignement de Sidi Hamza (première partie) : Témoignages de disciples français La causerie suivante est en deux parties. Elle s’intéresse à un autre pilier de l’éducation spirituelle en cours dans la Tarîqa Al-Qâdiriyya Al-Budchîchiyya : le compagnonnage (a-suhba) Cette causerie nous livre le témoignage de disciples français de Sidi Hamza qui ont résumé leur perception et leur vécu du compagnonnage.