C’est à travers une longue succession d’éducateurs spirituels que la Tariqa al Qadiriyya s’est développée au Maroc. Plusieurs gnostiques vont à travers les siècles revivifier la tariqa al Qadiriyya qui va successivement adopter leur nom.

 Le premier d’entre eux est Abû’l-Hassan al-Shadili, disciple de ‘Abd al Salam Ibn Mashish dont l’enseignement remonte à Sidi Bû Madyan. Il est né près de Ceuta en 593/1193. L’influence de sa tariqa, connue sous le nom de Shadiliyya, s’est étendue de l’Afrique du Nord jusqu’au Hidjaz. Son enseignement soufi, essentiellement sunnite, s’inspirait de Jûnayd. Son deuxième successeur, Ibn ‘Atta Allah d’Alexandrie (mort en 709/1510) est l’auteur du fameux petit recueil de sagesses, les Hikam.

 


Ce hadith sublime renferme des trésors de consolation cachés concernant l’amour détaché porté à ses frères et aux connaissants d’Allah. Il annonce la bonne nouvelle de les rejoindre avec un amour sincère.

 

Le musulman est le frère du musulman, ils se doivent tous, selon un hadith bien connu, d'être comme les membres d'un seul corps : si un membre souffre, tous les autres membres lui doivent solidarité et soutien.

Quelque soient leurs tendances, leurs doctrines, leurs origines, ou leurs cultures, les musulmans doivent veiller à l'union, l'entente entre eux et l'entraide. Le respect des opinions et des convictions des autres est la règle d'or en Islam. Les musulmans doivent ainsi travailler en commun et être solidaire dans un esprit d'amour et de fraternité, ceci pour le bien de la communauté et de l'humanité.

Favoriser l’entente entre les musulmans est une action des plus méritoires en islam, en ce sens même la parole mensongère est licite pour réconcilier deux personnes !


Sache que l'adoration de Dieu commence par sa connaissance, que le fondement de la connaissance de Dieu est de confesser Son Unité, et que la règle à observer quand on confesse Son Unité est de nier de Lui toute description répondant aux questions «comment (est-Il) ? », « d'où (vient-Il) ? », et « où (est-Il)? » C'est par Lui-même que l'on a une preuve à Son sujet, et c'est par Son assistance (tawfîq) que l'on peut tirer argument des indications qu'Il fournit sur Lui-même.

C'est par Son assistance, que la confession de Son Unité a lieu, et par celle-ci qu'a lieu ensuite l'adhésion de la foi en Lui (tasdîq). Puis, à partir de cette dernière, l'assentiment (ou « la réalisation de la vérité » : tahqîq) à Son sujet; et ainsi se produit la connaissance de Dieu, à la suite de cet assentiment.