Abu ‘Abdullah an-Nu’man le fils de Bachir (qu’Allah les agrée tous deux) rapporte qu’il a entendu l’Envoyé de Dieu (qu’Allah prie sur lui et le salue) dire :

« Est évident ce qui est licite comme est évident ce qui est illicite.
Entre les deux domaines, il est des choses qui suscitent le doute et que bien peu de gens connaissent.

Aussi, celui qui se garde des choses douteuses, a-t-il préservé, par là même, sa religion et son honneur. Car celui qui s’aventure dans les domaines du doute, s’aventure en fait, dans l’illicite.

Tel le berger dont les bêtes pâturent autour d’un enclos réservé, risquant à tout moment d’y pénétrer. Or, tout souverain possède un domaine réservé, celui d’Allah lui, est l’ensemble de ses interdictions.
Eh bien ! il y a dans le corps un morceau de chair qui, s’il est sain, rend tout le corps sain ; mais s’il est corrompu, tout le corps devient corrompu. Eh bien ! il s’agit du cœur. »

Il s’agit de Abou ISHAK IBRAHIM Ibnou ADHAM AL BALKHI, né à la Mecque , et mort en 161 de l’hégire. Après sa naissance, sa mère a fait le tour de la ville pour demander aux gens de prier pour lui, afin qu’il devienne un homme vertueux et Dieu l’a exaucé.

Il était prince. Un jour, sortit pour la chasse et en pleine poursuite d’un renard, il a entendu une voix de la direction de sa selle, lui disant « tu n’as pas été créé pour ça, ni ordonné à faire ça ». Immédiatement, il est descendu de sa monture, puis il a rencontré un berger, il a pris ses vêtements qui étaient en laine et il lui a donné les siens ainsi que son cheval. Il s’est dirigé vers la Mecque où il a accompagné Soufiane Thaouri et Fodail Bnou Iyad.


Elle vivait à Séville. Quand je la connus, elle avait déjà quatre-vingt-dix ans et se nourrissait des restes d'aliments que les gens laissaient à la porte de leurs maisons. Bien qu'elle fût si vieille et mangeât si peu, j'avais presque honte de regarder son visage tant il était rose et frais. Sa sourate personnelle était la Fâtihah. Elle me dit une fois : « La Fâtihah m'a été donnée. Elle est à mon service pour tout ce que je veux faire. »

Deux de mes compagnons et moi lui construisîmes une hutte de roseaux pour qu'elle y vive. Elle avait coutume de dire : « De tous ceux qui viennent me voir, personne ne m'émerveille qu'un Tel » (en fait, il s'agissait de moi). Quand on lui en demanda la raison, elle répondit : « Les autres viennent me voir avec une partie d'eux-mêmes, laissant chez eux l'autre partie, tandis que mon fils Ibn `Arabî est une consolation pour moi (litt. " la fraîcheur de mes yeux "), car lorsqu'il vient me voir, il vient tout entier ; quand il se lève, il se lève avec toute sa personne et quand il s'asseoit, il s'asseoit avec toute sa personne. Il ne laisse rien de lui-même ailleurs. C'est ainsi qu'il conviendrait que l'on fût sur la Voie. »

Louange à Dieu qui a rempli de son amour les cœurs de ses saints. Il les a préparés intérieurieurement pour qu’ils acquièrent Sa connaissance et que la prière et la bénédiction soit sur notre Prophète, source de science et de lumière et que Dieu soit satisfait de ses compagnons pieux et de sa famille pure.

Dieu a dit : « O croyants, Dieu substituera à ceux qui renoncent à leur religion un peuple qu’Il aimera et qui l’aimeront. » ; et Dieu dit aussi à travers la bouche de son Prophète dans le Saint Coran: « Si vous aimez Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera et vous pardonnera vos pêchés ».