Cela engendre un comportement de bassesse. La personne cherche par tous les moyens à s’approprier les biens que son cœur convoite. Elle devient ainsi attachée aux créatures.

A l’opposé, quand le cœur se détache de ce bas monde et de ses richesses, et aspire à plus haut, cela constitue pour lui une source de liberté, de fierté et d’ouverture vers son créateur.

alt

Al Jurjani rapporte dans son « Kitab al Ta’rifat » (Livre des Définitions)que la générosité c’est : « dans l’aisance, de donner d’une manière désintéressée » et le généreux est donc celui qui « accorde un bienfait sans chercher de compensation. Cette générosité (karam) est le don fait opportunément de manière désintéressée. Quiconque accorde un bienfait dans un but intéressé ou pour ne pas encourir un blâme n’est pas généreux. »


Dans un autre verset, s’adressant au prophète (PBSL), Dieu dit : « Arrête-toi en compagnie de ceux qui invoquent Dieu matin et soir et qui cherchent son visage ». Ibn ‘Abbas, que Dieu les agrée tous deux, rapporte : « Quelqu’un demanda : « O Prophète ! Quelle est la meilleure personne à côté de laquelle on s’asseoit ». Il dit : « C’est celui dont la vue vous rappelle Dieu, dont les paroles ajoutent à votre science et dont les actes vous rappellent l’au-delà ».

alt

 

Pour trancher la question, on demande à deux savants de Fez, Al Qabbâb (Abul Abbâs Ahmad Ibn Qâsim)et Ibn Abbâd al Rundi de trancher la question sur la base d’un manuscrit qui consigne fidèlement la dispute et les arguments échangés. Ibn Khaldûn qui séjourne à ce moment à Fez, fournit une réponse à la controverse qui va bien au delà de la question posée, car non seulement il répond sur la question du Cheikh mais fait un véritable petit traité sur la nature et l’évolution du soufisme.